‹ Methode de cor-alto et cor-basseChapitre 74 sur 92 · PE L’ACCOMPAGNEMENT · texte numérisé non relu

PE L’ACCOMPAGNEMENT

L’accompagnement «l’une mélodie peut avoir «les aspects différons; c'est-à-dire, ijii’il |,,.u| être composé, f° «le noies de valeurs egaltxs à celles du clianl, « I marrli.ml avec lui, soit en même temps, soit par imitation. ÜV De sous soutenus, «|uol«|iie fois variés par l’Appoaiatura en «lessous, ou en dessus, mais moins I ré«juemm«‘nt ; fi V de notes plusieurs lois répétées au même degre, plus longues ou plus courtes «pie celles du «liant; 4? D’accords brisés. Ce dernier genre «l'accompagnement est le plus usité, comme étant le plus riche pour le Duo. D ailleurs, ou voit ces «lillcrentes especes d accompagnement dans les fragmens «pu suivent ces explications, ou dans ceux «pu les précèdent.

F,n général, dans un accompagnement «le notes «le valeurs égalés, ou «le note contre note, c«dui «pu le lait, tloit s«“ conformer au chant pour 1 articulation; il n e s«* permet aucune nuance, si elle n’est imlnpiee, ni alteration dans la valeur ou l«* diapason des notes. La force de ses sons est toujours proportionnée à celle des sons «le la mélodie; car pour Inen accompagner, il est indispensable «I entendre distinctement celui «pii chante. L’accompagnateur ne doit donc jamais couvrir le chanteur; mais il doit pourtant s’en laire remanpier, puis«pi’il est, pour ainsi «lire. Le batteur De, mesure de «'élut «pu chante- Les rentrées seules, à I accompagnement, sont plus s«‘nties, reçoivent un accent de plus «pie les autres notes, principalement lorsque la partie supérieure, celle «pu «'hantait, devient a son tour partie d’ac«'ompagncm«’iit dans ces rentrées. Ainsi, «bans les «juatre premières mesures du 3! exemple, toutes les notes de la seconde partie sont pointées, c’est- à-dire Irappees mollement . Dans la 5*.' mesure, ou les notes prennent un mouvement double, puistpie leur valeur diminue «le moitié, on peut changer l’articulation en raison du mouvement; mais comme celui-ci est encore modéré, par rapport à ces valeurs «le notes, et «pi’elles ne marchent pas diatoniquement, mais par sauts, l’executant ne peut « prouver . aucune gêne, ni faire sentir aucun retard en frappant chaipie note: seulement, et toujours à cause «lu mouvement, les coups «le langue Seront plus doux, et les sons liés entre- eux, au lieu «l’être frappés sèchement et séparés, comme dans le cas où le mouvement serait plus vil.

(~J Quand il y a trois parties, ou plus, et «tes dessins dit ferons a chacune délies, on joint le '■tvle |mi I iculior <| ii i convient «t ces dessins, au style voulu par le caractère principal du morceau. Larticulaf mil if conforme, pareillement, I .« nature de efiatjur dessin.

()n pourrait mémo diminuer encore la valeur des croches ( en faisant, par exemple, des trois pour deux ou triolets,) et les frapper toutes, sans «pie I exécutant en soit plus "eue si, surtout, il a de 1 habitude et de la souplesse, autrement, d articulera, de la manière imlupiée in, la variété suivante, sur I accompagnement eu croches des V. <>'. et 7! mesures de I exemple 7

K xetnple •

Si enfin, en répétant les reprises de ce morceau, on augmentait encore le nombre des notes, en faisant des doubles croches, au lieu des triolets precedents, il |, nuirait alors entremêler le Coule et le Pointe, mais non le Piijiie ou llétcuhe «pii sortirait du caractère «le cette mélodie, et ne serait pas «le son stvie.

\ I!. I («ut < «■ «pu ,i rapport i ,« Icxemple 7, regarde jiai « illement lextmple 4 dont le mouvement est l< même, «pioupie la mesure soit different*', piiis«|ii lei !<s doubles «Toelics ont le moiivenu nl «les «'ro« lies de lexemple pr«'ce«lent, et ainsi «K miiI«'.

Il est essentiel <!«■ c«)nsnlèrer <pi«‘, «lans laccompagnement «üinine dans léchant, lors«pi’il y a muté <l«' dessins, il doit y avoir unité «larticulations. (-est a -dire «pie, m ces dessins s’imitent entry- eux, «lans une même partie, ou par demandes et réponses d’une partie à l’autre, ou enfin en marchant ensemble à la .7* ou a la < > 1 ‘ «* autres intervalles, la premier*- articulation prise ou imli«|uee, doit se r< p< t« r. comme s«* répètent l<\s memes dessins, et autant «!«• fois. I (accompagnateur surtout, n’a le «Iroil «le changer l’arlM'ulation et l’accent ou fa nuance de ces «lessins, «jue «lans le ras ou l'elui «pu lait le chant viendrait a les changer; mais Ion suppose alors, «pie celui-ci commencerait la première proposition; car si c’était laccompagnatcur.il aurait, le «lroit, à son tour, «h* donner au dessin «le la mélodie ou «lu trait, I a«'- «'ent «| n*i I lui croirait propre.

ta 2. Z.) <2

Los passades <jue Ion place quelquefois a l’unisson ou a l'octave, soit comme introduction» 'soit pour reposer un instant de l'harmonie, reçoivent, le plu souvenl.la seuh' articulation Du PolntD ou Du Piqué, principalement dans les mouvemens vils et modérés.

Les variétés d'accompagnement «les exemples suivans, sont ceux «font ou a |>ai l< la page t (i , et (fui n'ont pu trouve)* place dans les lraginens ci-dessus.

I.es observations suivantes, n'ont rapport qu’aux articulations et à leur objet.

Il laul bien se persuader (jue l'articulai ion est aussi, pour la mélodie, un ornement, un embellissement; qu'elle lui donne de la vie, de la couleur, de la grâce; que dans les traits, elle procure, par le choix qu'on en lait, toute la volubilité désirable, ou réprimé I emportement là où il deviendrait nuisible; quelle adoucit un caractère trop marque, ou donne plus de force à ce qui pourrait, sans elle, paraître mou et languissant

Les compositeurs, quebju’liabiles qu'ils soient, ne sauraient placer toujours bien les articulations, dans leur musique faite pour un instrument qu'ils n’ont point pratique. C'est donc a l'exécutant à les observer, si elles sont bonnes; à suppléer celles < | ni sont omises, ou à rectifier les articulations écrites, lorsqu’elles sont inexécutables, <»u de mauvais effet, par rapport à la nature de I instrument et à ses inox eus d'execution .

|,e Coulé,, quelquefois, est lourd dans les inouvemens modérés, principalement a 1 accompagnement, quand le Cor -Basse se trouve dans les notes graves. (Voyez. -<)>>

Vuss'i.lon emploie celte articulation, de préférence, dans les mouvemens lents ou vifs: ici elle facilite l'exécution et lui donne de la vivacité; là elle convient au caractère parcequ’elle lie les sons. Cependant, le choix de lune ou de l’autre de ces articulations, dans les différons cas, est encore le résultat de ce sentiment «pii prévoit et choisit.

ceair, la petite ritournelle (A) se ferait par plusieurs, à l’unisson et a 1 octave, et recevrait l’une ou l’autre articulation.

loi, la ritournelle (B) veut le Pointé 1? pareeque l’imitation n’est que de quantité l non de dessin; SJ? à cause des notes Fa' cl Hé qui s'entendent toujours mieux orsqu’elles sont frappées; 3? par tradition d’exécution, dans ce mouvement. Celle

}- <-u- }| voudrait le coule, parcequelle

même ritournelle écrite ainsi: l).; m rail une imitation

plus exacte «lu passage

ède.

( r> sj . z . ) 2

lJi

Ouehpief'ois le Coulé, abrège, quelquefois il relarde. Il en est de meme du Pointe el «lu Piqué. Cela dépend des cas, des passages sur lesquels on place ces articulations, cl du mouvement qu’ils prennent. Ainsi, dans l’exemple suivanl.de Turrhmiÿt, le Pujue retarderait, parceque la langue n’aurait jamais assez de souplesse pour suivre, avec les doubles croches, les simples croches du chant. Il en serait «le meme «lu Coule, si on l«- plaçait «le haut en bas, c’est à «lire, de la première .à la secomle double crochc; aulieu qu’en faisant l«- contraire, en jetant pour ainsi «lire, le Sol sur le son qui suit , el «pie l’on quitte aussi! «vt, on acquiert une très grande vélocité.

(7CJ. Z.)

Dans I*' .passage suivant, tire «lu IN- ■» <l<s Coule est bien placé, parreque les notes marchent veinent est lent et que, par celte raison, on a le poser celte articulation qui, <1 ailleurs, convient au lequel le Pointe serait déplacé.

ii 4 Trios d«* M Heic/ia , le (lialoni(|U(“inenl, que le moutemps, pour ainsi «lire, de caractère de ce morceau dans

On a toujours remarqué que le Coulé en montant, sur des notes un peu éloignées, et dans le mouvement vil, facilitait l’exécution; et «ju’en descendant, aucontraire, cette articulation augmentait la difficulté.. C’est ce dont on pourra se convaincre, en essayant les traits <|ui suivent.

On répétera pourtant, que sur ces traits, comni* sur tous 1rs antres, i« ■> di- » erses articulations doivent être essayées cl exercées, j.uisquc toute.' primait servir ulilemenl, par la laçulfe qu'dles donneront i icxccutaiit, dt retenir on d< lire, ipiti r a son !■(>, 1 1 selon le mouvement.

Les notes seusilde.s, naturelle, on altérées, se lien! ordinairement a»e< leurs Ion i«| iî es. a moins qu’elles ne forment un dessin particulier dans la mélodie; alors, elles prennent l'articulation du Pointé ou du Fujué.

Ki». Tri». K'e,"l'1'- '

V plus forte raison, <piand le même passage revient au Cor liasse, à cause de ee qui a été dit au sujet des notes graves l'aol 1res, que le Pointe rend toujours plus distinctes.

Le passage suivant peut recevoir deux articulations opposées.

I)a„s le trait qui suit, le Cor Masse répondrait mieux au Cor \lto, en <‘m,, mutant ses articulations; mais l’exécution en souffrirait

ans

L’articulation est changée, à la lettre (C), à cause du Sol $ qui mntre da la cat é»orie des notes graves factices au Cor liasse, pour la dilliculté »|u on a de' les faire distinctement, en les liant avec les notes qui les précédent ou qui les suivent .

On a déjà vu plusieurs fois le Coulé embrasser trois et quatre notes, même lorsqu'elles étaient du genre diatonique. Celte articulation est à conseiller, attendu qu’elle facilite singulièrement l’exécution des traits, lorsqu’on en a I habitude, et quelle a beaucoup de grâce et d’élégance. On peut donc l’employer fréquemment, comme dans les passages sim ans:

Il n’est pas toujours prudcnl «I alla«|uer un l.<t <ui un Si écrit au dessus «le Ja portée; et , dans ce cas, celle note se lie avec celle qui précède et celle qui suit, lors qu’elles ne sont pas trop éloignées lune

hxemple .

de 1 autre.

Mais un dessin particulier peut encore faire changer celle articulation. Reich a .

F.nfin, nous rappellerons encore que toutes ces régies ne sont «pie generales, cl m| n’appartient qu'à l’expérience, au jugement, au goût surtout, de li s appliquer à propos, ou de les modifier selon les circonstances.

Les idées sur la phrase musicale ainsi que sur le style, le goût, la grâce et ! expression en musique, mil été développée* dans nos cous* ils aux Fleves, page H/

< t suivantes de cette partie. ,

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