‹ Methode de cor-alto et cor-basseChapitre 83 sur 92 · DE T 4 TIMIDITE , OU DF L4 MEFIAMCE DE SOI- WF ME · texte numérisé non relu

DE T 4 TIMIDITE , OU DF L4 MEFIAMCE DE SOI- WF ME

Dans I Exécution en public.

Nous avons dtja dit que 1 usage des instrumens a veut. loin de nuire a Ja saufé,parai«sait lui rl rr lavorable, lorsque l’exercice en était modéré. En effet: on concevra naturcllemrnt que 1rs poumons doivent acquérir plus de force par l’exercice presque eonhnurl de dilatation et de resserrement auquel d’ailleurs ils s'habituent sans peine.

Il en est de ces organes comme de toutes les facultés de l'homme: celui qui est aceou-

unie a manier et a battre le fer, a les bras plus nerveux; le danseuret le soldat ont la démarché plus ferme, plus assurre;le cerveau de l'homme habitue à penser, à etu dier, résisté à 1 âge, et commit rarement 1 alienation: mais ce que le travail et 1 exercice continuel font acquérir, peut aussi se perdre de plusieurs maniérés; soit patparesse, soif par une vie peu régulière, soit enfin par une timidité excessive qui s empare de quelques artistes, sentiment sur lequel raisonnent à leur aise ceux qui

I ont pas connu.

L adolescence, qui copie et recite, ne connaît pas lacrainfc;nc «enfant que par autrui,

• Ile se laisse guider par les conseils du maître, qui ne lui laisse rien entrepren»1 -e au-dessus de ses forces; de plus, elle ignore le danger, et 1 audace augmente -es uiovens. C est dans un age plus avance, lorsque les travaux solitaires, et quelque* ‘'-sais ou publie nous ont donne la conscience de nos movcns,que nous voulons sou»< A risquer beaucoup, sans songer alors que toute indulgence a cesse pour nous, et que non* -"mines exposés, désormais, aux jugemens sévères des vrais connais*» »ir* ,

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U la malignité des ignorant», aux critiques amènes de quelques rnwci.x: mais, au mm,,, nt de paraître devant ces différons juges , cl surtout, lorsqu’enfi.i nous sommes sous leurs jeux , la vive émotion qui s’empare de nous, paralyse nos moyens au point de nousdonnrr l'apparence de la médiocrité. Cette épreuve, plusieurs fois renouve lee,sut(it pour .'.ter à jamais toute assurance: ainsi, tant qu’on ne se sent pus la hardiesse ou la franq.nlUté nécessaire pour se rendre maître de soi et de ses sensations, on ne doit jouer que des morceaux dont on n’ait rien à redouter, quant à la difficulté: comme le succès en est presqu’in faillible, les eneourageinens qu’on reçoit augmentent la confiance, et Ions.- sent capable, chaque fois, doser davantage.

Nous ne dirons rien de l'enfance , qui ne sait que singer. Les petits prodiges mêmes, ou réputés tels, nous semblent devoir causer moins de surprise que de tristesse et d inquiétude pour leur avenir. Les fruits dont la maturité est forcée, ont peu de saveur,

«t se flétrissent promptement. (O

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