‹ Methode de cor-alto et cor-basseChapitre 84 sur 92 · DE L 4 CCOM PA EMEMT SIMPLE ET OBLIGE · texte numérisé non relu

DE L 4 CCOM PA EMEMT SIMPLE ET OBLIGE

Les Musiciens qui n’ont pas un vif amour de l'art qu'ils exercent, ou qui ne ressentent que faiblement les sensations qu’il fait éprouver, non seulement n’açquierent jamais un talent distingué, mais encore, ils font sentir leur faiblesse dan 1 1 l'i ml.l comme dans les plus simples détails: \ rais instrumens a cjlindre <t a n oit, an en avoir la régularité ils en ont toute la froideur et la monotonie; mais ceux qui sentent vivement, qui éprouvent pour tout ce qui est beau, ce transportai t entlion ta m j enflamme les vrais artistes, mettent du soin,de la vie, de la chaleur dans lis moindre dé t ails ; surtout lorsqu’ils s’npperçoivent que le compositeur na rien eei ît qui n. vraiment utile a l’effet general, ou à des intentions particulières. On est toujourscou pable de se négliger dans les accompagnemens , quelle que soit leur simplicité , <>u l’est bien plus de les changer, de les transformer en charge, par une expression ( xa

«-crée, ou par des agremens d un goût suranné: c est manquer au public et a soi-m

? r o n M 1 il

1 Exécutant est à lorchestre pour remplir un devoir dans 1 accompl issement < uqu<

doit trouver sa propre satisfaction, ainsi que par la maniéré dont il s en aequi

(jt I.es exceptions sont trop râpes ponr cj n elles pnissent detrtnre notre observation; et 1 * .p 11 tons le* teins a pronve' que 1 Artiste ne parvient à l’apogée de son talent qu’à la-c* de quarante ans

Il reste stationnaire plus on moins longteins, selon la force physique dont il est doue'; apres quoi, il "a— en expression, eu sentiment, ce qu’il perd en moyens d execution.

(2) On ne manque pas moins an publie, en faisant précéder I execution de préludé* qui • ' f -iti'iir nt, sèileut , et n’amusent que cenx dont les oreilles prnvent s npporter n ne pareille cacophonie/' P lui'.cs otent a la mn*iqne nue partie rie son effet , et t landitenr le plaisir de la surprise , pnisq" d

'•* "7 . . . . P“'- le fuMic.quc ,

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fjin sont le plus ru évidence. 1

. JV, V"’ n„ successeurs, soil 4uns un r.ppmd.emcuH,.,.

" , ^ P-sr 1« uns, soit comme „„ reproche indim.t p,,up |(„ au|r„s

'•»»* I-* forte, que la vigueur, IVnergir 4p. sons

1 '' "l|‘ ' '' Inncst; qu’ils frappent, e'tonnent.entraiueut l'auditeur

■ us8G.it passer dans sou ,imc le senti, arat dual l’auteur a voulu qu elle ISt penUree Un., s I accompagnement des suis ou des instrun,eus,au contraire, qu’ils s'adoucissent

assez pour soute,., r les uaes et les autres, pas assez peur qu’a, paraisse le. abandonner.

' S, I accompagnement est oldige'.le, sons doivent dire mod.fie's dan, leur force

■ I dans leur plénitude, de manidre qu’ils s, marient au. autres roi., el qu’ils soienl '"tendus autant , mais jamais plus quelles. Ce mélange est quelquefois un duo, un

un quatuor etr. alors les nuances sont égalés entr’rlles, ou leurs modifications fl r vi ni uent generales, de particulières quelles étaient.

I »e excellente en.le d’instrumens à vent, pour apprendre à accompagner avec soir». i> sc sacrifier a propos pour celui qui chante, pour faire ressortir une rentrée, une in- > "ni ion, ou pour se rendre à son tour maifre du terrain dans un solo, serait, sans contredit

I execution des Quintetti de M. lleioha , pour Flûte, Hautbois, Clarinette, Cor et Hasson.tü

^mis croyons que la dernière année scholaire des élèves lauréats du eonserxatoire, M i‘alf l|l ilfinent remplie par l’étude de ces ouvrages, sous les yeux et l’inspection <!' professeurs qui auraient l’habitude de cette musique .

i..i plus grande dil I îeulte pour les Cors qui commencent a accompagnera 1 orchestre, t de suiv re les modulations , tout en comptant un nombre de pause* plus ou moins I apres quoi. ils doivent rapporter les notes par lesquelles il* rentrent, à leur diapason, et à 1 accord dont elles font partie. Ce nest pa« assez d être h, 'leicn, il faut encore une attention soutenue , un calcul de tous les momens , u : < andc habitude du degré de pression convenable à l’émission de tel ou tel son. si:

II n ton quelconque.

fa nature du Cor, et la maniéré dont sa musique est écrite, font .qu'une notequi e-< t )■ nrs I a meme, a la vu< <le ! exécutant ,dev lent .pour 1 oreille, un son di Itèrent <ur cluq , 1 >n

grain

» l'a i mu

•l'ia b lase snr les sons, avant d avoir eutendn les premières notes de I Ouverture on de la Svmpl.' .1 1

int- est de trop, la, on 1 en doit cacher les inox eus ponr ne montrer «jne le< refait ,U .1., pf ores sont bons pour se préparera I execution, assnrer I accordanx îusf rnmens , donner d, la - . .... ,-\

'■'rrs.de la lejjérete aux doigts; mais devant le publie, si vous vous <--oi/d< om . .... .

an ut , dist raetion on vanité, vous ne pouvez une I ennnver et Jm par, 'li . idir,,ie.

Itti i.itririiir partielle cette llinsiulle lient «fri exe. pi I - ,

exei

PU CO A CKHTO.

Tous 1rs genres Ht' composition, et tous les caractères He musiqm traites sue lesiust eu meus à eortles ou à veut, l'ont été pareillement sur le ( or. Ainsi , le So/n et leCtv/.

(lut. et la concertante, le trio, le quatuor, le quinletto etc. ont ree,u un ou plusieurs Cors: les différons six 1rs lui sont egalement propres, tant <î u ils no sortent pas delà nature le I instrument; cVst-a-dire que le mouvement , le nombre, la duree des notes s'accorde avec la possibilité H execution. ( onsequomment, la gravite du Waestoso la solennité du Cantabile, la grâce de l’Andante, la naivetedela Pastorale conviennent au Cor; mais la vivante du Menuet Allegro, le brillant du Rondeau, la legerete du Presto ont besoin detre tempérés dans le mouvement ou la. valeur des notes, pour réussir sur un instrument dont les vibrations sont lentes, son diapason étant renferme dans ceux de 1 Alto, du Violoncelle et de la ( ontre-basse , meme av*c les tons les plus propres au Solo.

Quelques personnes critiquent le Concerto sur le Cor, dont la nature, disent-elles, est uniquement de chanter, et non de faire fies traits. Le peu de ressources de I ms- 1 1 nrnent est mis en avant, comme raison convaincante, par ces juges un peu exclusifs, qui, n’ayant jamais pratiqué le Cor, non seulement n’en connaissent pas toutes les ressources , mais encore ne pensent pas atout le parti que 1 exécutant habile peut tirer des plus faibles moyens. Si on les en croyait, le Cor serait réduit aux morceaux purement rhantan-W mais, pour eiecuter les simples ornemens du Cantabile avec graèe, précision, netteté, il faut avoir vaincu les difficultés attachées à fies passages plusvifs; pour jouer le Rondeau avec le brillant, la légèreté, le fini qu’il exige, il faut s’ètre longteins exerce sur des études d un mouvement plus rapide encore. Ainsi, il faudrait, !r toute nécessité, s’exercer sur des traits qui pussent nous conduire aux résultat' exiges dans les chants de divers caractères et mouvemens , et s’interdire ensuite, en public, l’exécution des morceaux où les traits sont d’un usage habituel et permis: e rst- a - dire , supprimer presque tous les genre* de musique sur le Cor; se borner, enfin, a la simple période, dans le mouvement lent ou modéré.

Au lieu de suivre de tels avis, on demandera la permission de faire observer qu< le Concerto est, pour l’instrumentiste,ce qur l’ariette de bravoure est pour le chanteur: Ef qu est- ce que 1 ariette de bravoure, si non une espère de Concerto pour la voix ; |,c- traiis les plus difficiles que la voix puisse faire, ne sont-ils pas d obligation ans ers morceaux; et leur effet, quand ils sont exécutés convenablement , ne I ont ^

|,li,is,r "" F«s,pn„r lu.,,, U plaisir de plus ».

! *ît r I de ce principe, on peut sc croire autorise a adapter quelqu, travaux -l-ds, persuade que, s, ees traits sont en rapport avec le caractèrede.chanK avec 1 « -lure de 1 instrument et les moyens des boa. exécutans, ces traits, bien rendus produ iront autant d’effet, feront autant de plaisir sur le Cor, que sur tout autre ilstru- "»enl . Le Concerto de for pourra doue être admis , lorsqu’au lieu de le hérisser de tes, on le parsèmera simplement de traits neufs, saillans et gracieux, en rapport avec la mélodie; lorsque ees traits, conformes à la nature de l’instrument et a la «,ossi,,i,if<: d’exécution, n’exigeront point trop d’efforts de la part de l’exécutant; lorsqu’cul in les tuai de ees morceaux , s’enchainanf naturellement aux solo, ouïes amenant avec art, ils n’auront plus eette longueur démesurée, fatiguante, prétentieuse, qu’on leur donne depuis si longtems, quelque soit l’instrument pour lequel ils sont composés: car, c’est celui qui se présente, qui se sépare de ses confrères pour se met tre en évidence, comme partie principale, c’est celui-là surtout qu’on veut entendre, et non un orchest re entier qui vient d’exécuter une symphonie d’Havdn.ou uneouvcrhirc de Mozart, et qui doit ensuite écraser le concertant de ses propres tutti , s’il les prolonge au-dela d un terme raisonnable.

Il semble que 1 orchestre devrait être encore, à l’égard de l’instrument iste.ee qu’il e,t a I egard du chanteur; c'est-à-dire, ne faire que des ritournelles, soit pour annon cer le morceau, soit pour reposer un instant celui qui iVxécutc.

Dans le Concert o, comme dans 1 air de bravoure, le virtuose se promet de faire jouir le public des dons qu’il a reçus de la nature, dev eloppes par les résultats d un travail longet pénible. Le Concerto est enfin le morceau le plus varie que ce virtuose puisse offrir au publie, parce qu il présente trois caractères bien distincts: dans le premier, ordinairement d un mouvement modéré, grave ou majestueux, l'exécutant fait voir 1 étendue de son instrument, la beauté de ses sons, la flex i bilite de ses inov < ns; dans le ( antabile, il cherche à émouvoir jiar la douceur de ses sons, | expression qu’il leur donne, le sentiment qu'il répand dans ses chants: I as le |{ ondeau, enl in, il l ut succéder à l’émotion tendre ou religieuse qu'il a fait naît re, une joie vive et pure, par des aeeens brillans, légers et gracieux.

(1) Si l.s traits (te diffirnltés ne conviennent point an for, ils ne conviennent pas pins mv v.uv d'hommes: cependant, qnr l’on snppnme l’Air de hravonre , et l'art du chant pourra y perdre b. .nrrnip.

Quel, pies chanteurs abusent de lenr facilité ponr entasser les difficultés.; ils ont tort doute!

mais ceux .pu se les interdisent totalement, même dans les morceaux d. . .me. rt . ne poarraim* aw.Mil en donner d’antre raison 411e lenr paresse, on lenrs finîtes bnine.-.

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