RECHERCHE DU MÉTHYLANTHRANILATE DE MÉTHYLE
CHEZ LE MANDARINIER
Recherche dans l'essence de mandarine.
L'’essence est localisée dans les feuilles, dans les tiges et dans les fruits (Ecorce).
L’essence de feuilles et de tiges de mandarinier est formée principalement de méthylanthranilate de méthyle (1) ; elle renferme aussi des composés terpéniques parmi lesquels le LiMonÈnE, qui est très répandu dans la nature, sous ses deux modifications, dextrogyre et lévogyre ; MM. CuaragBor et LALoUE (2) ont montré que les tiges sont moins riches en essence que les feuilles, que ces tiges soient jeunes ou vieilles.
Le poids absolu de méthylanthranilate de méthyle contenu dans la feuille augmente durant son dévelop-
| pement ; inversement le poids absolu des composés ter-
1. E. Cnarasor. Bull. Soc. Chim. Paris, 1902 ; (3), t. XX VII, p. 1117. 2, E. Cuarasor ct G. Larour. Bull. Soc. Chim., Paris, 1904; (3), t: XXXI, p. 195.
péniques diminue. Les expérimentations de CHARABOT et LaALOUE (1) ont abouti à ce résultat important : il y a, dans la feuille, formation de méthylanthranilate de méthyle et dépense de terpènes. Gain (2). estimait que ces derniers devaient probablement passer à d’autres organes. Voici comment il traduisait en langue biologique les. résultats obtenus par CHarABor et La- LOUE (3) : « Les matières odorantes formées dans la feuille jeune sont en partie dissoutes et gagnent ainsi la tige par osmose ; là, une portion relativement peu soluble est précipitée, alors que le reste continue son déplacement à destination d’autres organes. C’est ainsi que la solubilité de l’essence de tiges va en diminuant, puisque dans cet organe s’accumulent les produits les moins solubles. Quant à la feuille, elle continue de produire des matières odorantes, mais cette production va en se ralentissant. »
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Étude microchimique de l'essence de mandarine:
I. Acrion pu rRÉACTIF ; Acide sulfurique + Ether sur l'essence pure. Si la proportion de réactif est faible, il se forme d’abord des cristaux incolores, mâclés, énormes, qui se groupent de façon à former d’épaisses arborescences rappelant exactement celles qu’on obtiendra avec l’essence de Néroli (fig. 20).
! 4. E. Cnarasot et Lacous. C. R, Ac. Sc., Paris, 1904, t, CXXXVIII, p. 1299. |