CONCLUSIONS
Nous venons de caractériser, à l’aide de réactions microchimiques et de caractères de solubilité bien établis, l’anthranilate et le méthylanthranilate de méthyle, ce qui montre qu'il est désormais possible de rechercher au miscroscope la présence de’certains éthers d’acides amidés. La méthode que nous avons indiquée, après de longues et minutieuses éludes, pour l’anthranilate et le . méthylanthranilate de méthyle, peut servir de base à la recherche de ces éthers.
L'étude différentielle de tous les systèmes de cristallisation a été faite avec le plus grand soin, et nous a permis d'aboutir à de nombreux résultats positifs, dont le plus essentiel, obtenu en cherchant à différencier les sulfates de méthylanthranilate et d’anthranilate d'avec les divers sulfates qu’on peut rencontrer dans les piantes, est que certains d’entre eux jouent un rôle important dans la précipitation cristalline des sulfates de ces éthers. En particulier, la présence de sulfate de calcium favorise au plus haut point la cristallisation du sulfate de méthylanthranilate de méthyle.
Des caractéres comme celui-ci sont certainement appelés à jouer le plus grand rôle dans les recherches microchimique des produits odorants. Aussi considérons-nous ce résultat comme l’an des plus essentiels de notretravail.
Nous estimons en outre que c’est dans cette voie
qu’on peut avantageusement chercher la vraie méthode d'analyse botanique des phénomènes de transport et de dépôt des matériaux constitutifs des essences.
Ge qui est vrai pour les essences à sels d’acides amidés l’est également pour des essences à constituants dif férents, il s’agira simplement dans chacun des cas à étudier de rechercher les réactifs microchimiques véritablement appropriés aux principales substances contenues dans les huiles essentielles.
Nous avons déjà du reste dans cet ordre d'idées poussé plus avant nos investigations, car notre intention est de donner à l'étude microchimique des essences tout le développement qu’elle comporte. Le programme en effet est vaste et si quelques travaux intéressants ont déjà été faits, il reste encore beaucoup à réaliser dans cette voie.
Il faut reconnaître que les recherches de ce genre sont maintenant rendues faciles, grâce aux travaux de Cxa- RABOT, qui a réussi à isoler et à caraciériser un nombre déjà grand de constituants des huiles essentielles. Ses résultats sont évidemment le point de départ de recherches comme celles que nous publions aujourd'hui. On s’en rendra compte en remontant des détails de notre procédé aux caractères chimiques et physiques que l’on reconnaît aux méthylanthranilate et anthranilate de méthyle.
Nombreux sont, d’autre part, les problèmes qui se posent quand on étudie les matières odorantes, surtout lorsqu'on les envisage dans leurs rapports avec le fonctionnement de la matière vivante.
Baudry 10
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Nous savons que les essences tiennent une place importante dans la nutrition du végétal. Cependant, dans beaucoup de traités de physiologie végétale, on les considère encore comme des déchets, bien que cependant rien ne vienne justifier cette conception.
Nous croyons avoir démontré, par l’étude absolument nouvelle des graines en germination du Lupin et de la Nigelle, que les produits qui composent l’huile essentielle, accompagnent toute activité cellulaire, tout accroissement de l'individu. Ils se sont présentés dans. les grains du pollen mûr du Jasmin, dans les poils du pétale de la Tubéreuse lorsqu'il parvient à son complet développement, etc. En aucun cas, ils n’ont apparu comme substance de déchet. |
Il convient enfin d’envisager le côté pratique de Ja question, c’est-à-dire l’application des résultats de toutes ies recherches sur les huiles essentielles à l’industrie et à la production des parfums.
. Grâce aux recherches microchimiques, il deviendra possible de trouver les moyens d’augmenter dans de notables proportions la production en essence des plantes odorantes, et le botaniste et le chimiste auront à leur disposition des procédés” nouveaux d'étude des
principes constitutifs de ces’plantes.
Vu, bon à imprimer :
Le Président de thèse, E. PERROT Vu: Le Directeur de l’École, H. GAUTIER Vu et permis d’imprimer :
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,