‹ Méthode de Traitement des Fractures des MaxillairesChapitre 10 sur 31 · DOS · texte numérisé non relu

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2° D'autre part, le rapprochement des fragments ne prouve pas qu'il s’en suivra obligatoirement une suture, surtout lorsqu'il y a perte de substance. :

La coaptation ne suscite pas plus que l'éloignement la formation du pont ou sautoir périostique d’Ollier.

La seule chose que nous concèderons c’est que : le pouvoir régénérateur n'étant pas indétini, l’activité cellulaire des ostéoblastes n'étant pas sans limite, il ne faut espérer la suture par pont de tissu neuf que lorsque l’écartement n’est pas trop grand (soit une moyenne de deux à trois centimètres) bien que nous cûmes des résultats dans des pertes plus larges.

Sébileau va même plus loin : « J'ai vu, écrit-il, des fractures en apparence bénigne à peine comminutives, conserver pendant des mois leur mobilité du début, quelques-unes, même ne pas se consolider et, par contre, des fractures à fragments écartés se cicatriser en quelques semaines par le moyen de ponts ostéofibreux, épais et résistants. »

« Une chose cependant est certaine, c'est que limmobilisation hâtive des fragments en position anatomique, même au cas de fracture avec perte de substance favorise la consolidation. »

C’est la phobie de la pseudarthrose qui fit parfois préférer la consolidation en malposition (C. Martin, Lemerle, Martinier, Imbert et Réal). L

La pseudarthrose ne doit être envisagée que comme une complication des fractures du maxillaire inférieur et, en admettant qu’elle survienne malgré nous, nous verrons à un chapitre ultérieur ce que nous ferons.

La malposition fragmentaire condamne les dents restantes par luxation transversale, créant de l’ostéite raréfiante périradiculaire, vérifiée par la radiographie.

P. Robin écrit : « Les arcades à engrènement anormal deviennent fatalement édentées avant la vieillesse. »

Si l’on songe enfin que la consolidation vicieuse entrave la fonction masticatrice tout en laissant des troubles cosmétiques,on voit que Sébileau a raison de dire que : « Si la pseudarthrose est

une chose grave, le vice d’articulation est une chose non moins grave. »

Il vaudra donc mieux réduire les fractures en articulé anatomique car cela permettra, en cas d’échec de consolidation, de s’adresser au chirurgien qui tentera une greffe osseuse avec, alors, toutes chances de réussir, à cause de l’immobilisation totale que nous lui assurerons.

Le Professeur Moure écrit à ce sujet des paroles définitives « Il est préférable de laisser écartés l’un de l’autre les fragments osseux afin de permettre au pont osseux réparateur de réunir les fragments osseux fracturés et plus ou moins éloignés lun de l’autre. Bien plus, une pseudarthrose, même en mauvaise position, est préférable à une réparation défectueuse, puisque dans ces cas le chirurgien a ensuite beaucoup de peine à remettre les fragments en bonne position et le prothésiste à les y maintenir. »

Revenons à nos deux groupes (réductible et non réductible d'emblée). L'un et l’autre peuvent présenter la particularité suivante : il n’y a pas de dents sur le fragment postérieur. Il ne s’agit pas seulement des fractures du niveau de l’angle, mais de toute fracture post-dentaire, car même siégeant au niveau du trou mentonnier, on peut avoir affaire à une branche horizontale parfaitement édentée.

Cependant, le même type d'appareil rétablira l’engrènement. La seule chose à se rappeler est que la branche montante répare moins facilement que la branche horizontale, et qu’en cas de déficit osseux, il y a là imminence de pseudarthrose. :

Avant d'envisager l’appareil de chaque groupe, nous pouvons dire, qu’en résumé, le praticien saura vite, en face d’une lésion orienter ses efforts, parce que :

1° Si la fracture est réductible, il appliquera l'arc d'urgence et le ficelage bouche fermée. Pour toute fracture sans perte de substance, siégeant au maxillaire supérieur ou inférieur, branche horizontale montante, condyle, apophyse coronoïde, même si le bloc postérieur est édenté, ainsi que pour toutes les fractures du maxillaire inférieur comportant perte de substance.

2° Si la fracture n'est pas réductible d'emblée, il se servira des

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