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Figure 3. — DYnamisme des déviations. - Action du temporal (d’après Herpin).
Soit une perte de substance pré-angulaire. Le grand fragment
or sera comme dans le premier exemple, tiré en dedans et abaïissé. Le petit sera, par les élévateurs agissant chacun pour son compte et obliquement sur lui, porté en avant par les pterygoïdiens en rotation par le temporal et surtout en dedans (mais son bord externe déjeté par le masseter). (Fig. 2 et 3.) Il est inutile de multiplier les exemples.
Statique des Déviations
Il est toutefois intéressant d'exposer le résultat de ces actions diverses, tant au point de vue de la vérification de ces données mécaniques, qu'au point de vue de la variété du problème de réduction des blocs. Les fractures qui donneront en général le moins de déplacement sont celles situées d'autant plus haut sur l'os maxillaire inférieur (apophyse coronoïde et condyle). On a même vu de vastes délabrements de cette partie osseuse n’entraîner après réduction facile qu’un trouble cosmétique infime et une fonction masticatrice suffisante par organisation fibreuse pseudoarticulaire en dépit d’un déficit osseux irréparable. Ce sont les lésions les plus rares.
En faisant une moyenne des statistiques de guerre nous voyons aue sur : :
100 fractures simples il y a :
50 fractures des branches horizontales;
25 fractures des branches montantes;
10 fractures des angles;
10 fractures de la symphyse;
5 fractures du condyle coronée et maxillaire supérieur.
Et comme nous allons voir par la suite qu'il n’est pas plus difficile de traiter une fracture simple qu’une lésion à traits multiples, la statistique qui donne le rapport suivant :
Une fracture multiple pour dix fractures simples, n’a qu'un intérêt relatif.
Les cas généraux peuvent se grouper ainsi :
À. — La fracture simple peut donner
ra Le
1° Dénivellement des deux portions dans le plan vertical, l’une reste en occlusion, l’autre est abaissée sur toute sa longueur de un à deux centimètres (fig. 15);
2° Dans le plan horizontal : linguo-trusion du fragment postérieur soit en version, soit en translation;
3° Dans ce même plan : linguo-trusion ou linguo-version du petit fragment avec déviation en translation oblique du grand iragment (d’où déviation générale du côté fracturé, ce qui est le cas le plus fréquent, bouche de chantre de village);
4° S'il n’y a pas de dents au petit fragment (fracture de l’angle et branche montante) il y a élévation et version interne du mognon postérieur ;
5° Elle peut donner, rarement, un double affaissement, la ligne primitivement droite de la branche horizontale devient une ligne brisée en angle obtus à concavité supérieure (fig. 7);
6° Très rarement, on en a même nié la possibilité, mais le cas fut traité par nous : un abaissement dans le sens vertical di- 1ect du fragment postérieur.
B. — La fracture double, paramédiane produit une béance :
1° Les dents extrêmes de chaque côté peuvent caler les branches montantes et ne donner qu’un abaissement de tout le bloc médian;
2° Idem, mais déversement du bloc symphysaire en labioversion (fig. 11);
3° Idem, avec déversement de ce bloc en linguo-version;
4° Idem, avec abaissement en rotation sur l'axe médian vertical (fig. 10);
5° Idem, avec élévation dans le plan vertical du bloc incisif (particulier au coup de pied de cheval sous le menton);
6° Idem, avec rapprochement des deux branches horizontales, le bloc intermédiaire symphysaire glissant complètement derrière. et s’interposant entre la fracture et la langue;
7° Fracture double latérale — déviation du grand fragment vers la lésion et plus ou moins affaissement ou trusion du bloc intermédiaire, linguo-version et élévation du bloc de la branche montante; é
SET eur
8° Au maxillaire supérieur : enfoncement palatin d’un bloc dans le plan horizontal (fig. 8);
9° Idem, abaissement du massif dans le plan vertical.