ARRIÈRE-MAIN
Si les impressions do l'âme se reflètent sur la physionomie, il faut s'appliquer à en saisir toutes les nuances.
(Passe-Temps équestres.)
Le cavalier, pour diriger le cheval, agit directement sur deux de ses parties : Tavant-main et l'arrière-main. Il emploie à cet effet deux moteurs: les jambes, qui donnent l'impulsion par la croupe; les mains, qui dirigent et modifient celte impulsion par la têle et l'encolure. Un parfait rapport de forces doit donc exister toujours entre ces deux puissances motrices; mais la même harmonie n'est pas moins nécessaire entre les parties de l'animal qu'elles sont particulièrement destinées à impressionner. En vain se sera-t-on efforcé de rendre la
tête et l'encolure flexibles, légères, obéissantes au contact de la main, les résultais seront incomplets, l'ensemble et I équilibre imparfaits, tant que la croupe restera lourde, contractée, rebelle à l'agent direct qui doit la gouverner.
Je viens d'expliquer par quelle sorte de procédés simples et faciles on donnera à l'avant-main les qualités indispensables pour obtenir une bonne direction; il me reste à dire comment on façonnera de même Tarricre-main pour compléter l'assouplissement du cheval, et ramener l'ensemble et l'harmonie dans le développement de tous ses ressorts. Les résistances de l'encolure et celles de la croupe se soutenant mutuellement, notre travail deviendra plus facile, puisque nous avons déjà annulé les premières.