LE TES
La même année 1882, Lange (Petersb. Wochensch.) publie les résultats désastreux fournis par le traitement avec l’iodoforme en poudre sur 11 yeux. Nous pouvons ajouter que ce traitement beaucoup Lrop en usage chez nombre de médecins français à l’époque actuelle mérite pleinement le jugement de Lange.
Libbrecht (Centralblatt f. Augenheilkunde, 1882), à employé systématiquement le sublimé à 1/5000, dans le traitement de l’ophtalmie des nouveau-nés. Pas de cautérisations au nitrate. Le liquide est porté avec une poire jusqu’au fond des culs-de-sac. L'auteur n’a pas eu d’ulcérations en cours de traitement.
En 1885, Oppenheimer (Arch. f. Gynækol.) constate que les meilleurs destructeurs du gonocoque sont la créosote, le sublimé, le nitrate d'argent, l’eau chlorée. La résorcine, le tannin, l'acide salicylique, en solution saturée, le thymol n'ont aucune action. L’acide phénique n'agit qu'à 5 0/0. |
Browne (British medical Journal) recommande une solution à 1 0/0 de trichlorophénolate magnésien comme un excellent destructeur des gonocoques. Il s’en sert à l’exclusion des cautérisations.
Neisser, au Congrès de Strasbourg 1885, indique comme destructeur énergique du gonocoque et en même temps comme peu irrilants, le nitrate à 1/3000, 1/2000 puis le salicylate de soude à 5 0/0.
Burchardt en 1890 (Centralblatt [. Augenh.) reprend les idées de Neisser et traite les conjonctivites purulentes uniquement par un lavage abondant journalier avec
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du nitrate à 1 0/00, auquel il fait ajouter des lavages avec une solution salicylée.
Valenta a proposé le permanganate faible comme succédané du nitrate dans la méthode de Credé.
En 1892, Terson (Arch. d'ophlal.) se loue beaucoup des grands lavages avec une solution faible de permanganate employés concurremment avec les cautérisations.
En 1893, Browne, au Congrès français d’ophtalmologie, recommande chaleureusement les grands lavages des culsde-sac avec la solution de trichlorophénolate magnésien.
En 1894, Kalt (Académie de médecine, août, et Archives d'ophlalmologie, décembre) publieles résultats qu’il a obtenus aux Quinze-Vingts en expérimentant sur une grande échelle des lavages prolongés des culs-de-sac avec des solutions variées, mais en donnant la préférence au permanganate à 41/5000. L’auteur a été amené à ces recherches par la découverte d’un appareil laveur d’une simplicité extrème et qui permet de faire circuler pendant le temps et dans la pression qu’on désire n'importe quelle solution médicamenteuse sur toute l'étendue de la surface conjonctivale. L'invention de l’entonnoir laveur permettra à tout médecin d'appliquer facilement la méthode des grands lavages dont Libbrecht, Burchardt et Browne ont été les promoteurs.