‹ Méthode élémentaire de musique vocaleChapitre 125 sur 191 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Quand on écoute avec attention une voix chantant un air, on s’aperçoit que le son produit n’est pas toujours le môme; qu’il n’offre pas toujours le môme degré de gravité ou d’acuité ; en un mot, la voix paraît monter et s’abaisser alternativement. Cette sensation d'élévation et d’abaissement de la voix est si bien éprouvée par chacun, que le ''«engage a ponsacré le fait en disant que la voix monte ou qu’elle descend.

Puisque les sons produits par la voix ou par un instrument peuvent être plus aigus ou plus graves qu’un autre son pris pour point de départ , il y a donc une distance quelconque d’un son à un autre .son plus grave ou plus aigu. Celte distance est ce qu’en musique on nomme intervalle. Le mot intervalle signifie donc la distance que doit -parcourir la voix pour aller d’un son donné à un autre son plus aigu ou plus grave. L’intervalle n’est pas un son ; c’est seulement la distance entre deux sons. Pour produire un intervalle, il faut forcement chanter deux sons differents qui forment les limites, grave et aiguë, de l’intervalle.

Or, un air n’est qu’une succession de sons plus ou moins aigus, plusçu moins graves; c’est-à dire séparés les uns des autres par des intervalles plus ou moins grands, soit en montant, soit en descendant. La première étude théorique qui se présente en musique est donc celle des intervalles.

Une seconde observation que l’on peut faire pendant qu’une voix chante est Eelle-ci : Non seulement l’oreille sent bien que le son monte et descend alter nativement; mais elle s’aperçoit encore que tantôt la voix du chanteur passe rapidement d’un son à un autre, sans s’y arrêter, en l’elïleurant à peine; tandis que d’autres fois, au contraire, cette voix semble prolonger un ou plusieurs sons, s’y arrêter pour ainsi dire , de manière à donner à ces sons une durée plus grande que celle qu’elle a donnée aux premiers. Si l’on écoute de même chanter un grand nombre d’airs, en portant son attention sur le temps plus ou moins long que la voix met à chanter chaque note, on acquiert bientôt cette nouvelle connaissance que les sons , dans un air, n’ont pas tous la même durée ; mais qu'aü contraire, les uns sont brefs, les autres sont longs, etc.

Un air se compose donc au moins de deux éléments : d'une série de sons graves ou aigus, séparés par des intervalles plus ou moins grands, et d’une série de durées variées, affectées aux sons qui constituent ces intervalles.

La théorie de la niusique comprend donc deux choses bien distinctes : 1® L’ÉTUDE DES INTERVALLES ; 2® l’étüde DES DURÉES : c’cst ainsi quc nous divisons notre travail. 3® Nous terminerons par l’étude des signes de l’écriture

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