‹ Méthode élémentaire de musique vocaleChapitre 127 sur 191 · DES INTERVALLES · texte numérisé non relu

DES INTERVALLES

i^wilièmeson reprend le nom du premier, le neuvième celui du second, etc. , U; quinzième celui du premier encore , et ainsi de suite, jusqu’aux sons les plus aigus que puisse percevoir notre oreille. Il n’y a donc qu’une série de sept mots pour désigner tous les sons qui se succèdent en superposant notre gamme à elle-même, et cette série de sept noms se reproduit toujours dans le môme ordre.

Formation des intervalles. — Or, en admettant que l’on nomme ut (1) le p , , mier son que l’on chante , il faut que la voix monte au moins jusqu’au ré (o. ij qui suit immédiatement UT en montant) pour qu’elle ait produit l’un des inh valles de notre air type, de notre gamme. C’est-à-dire, que le plus petit interva. e que contienne cette gamme est celui qui sépare deux sons consécutifs comm^ UT-RÉ en montant, ut-si en descendant. En faisant parcourir à la voix des intervalles de plus en plus grands , on rencontre successivement les intervalles qui séparent le premier son du deuxième, du troisième, du quatrième, du cinquième, etc., soit en montant, soit en descendant, comme le montre le tableau suivant :

En supposant que la voix parte chaque fois de ut pour produire un intervalie nouveau, elle donne successivement :

BN MONTANT

EN DESCE <DANT ‘

etc.

SÏ

C’est-à dire qu’il y aura autant d’intervalles qu’en pourra percevoir notre oreille, en chantant tous les sons du plus grave au plus aigu , ou du plus aigu au plus grave; de plus, on aura tous les intervalles en écrivant successivement ,

(1) Nous consei-vons le nom d’ut pour deux raisons principales; la première, c’est que l’« est une voyelle très-employée dans notre langue, et qu’en remplaçant le mot ut par le

et dans l'ordre de la gamme, tous les noms, en montant quand on part du son le plus grave, et en descendant quand on part du son le plus aigu. Il est évident \ qu’il n’y a de limites aux intervalles que celles que la nature a posées à la per- \ ception des sons trop graves ou des sons trop aigus.

Noms des inierçalles. — Quand il s’est agi de donner des noms à tous les intervalles, on a pu nommer : le premier intervalle, qui est la distance de la première à la seconde note , intervalle de seconde ; le deuxième intervalle, qui est la distance de la première à la troisième note, intervalle de troisième ou de tierce; le troisième intervalle, qui est la distance de la première à la quatrième note, intervalle de quatrième ou de quarte; et ainsi des autres intervalles de plus en plus grands. En un mot, le numéro de la note qui termine un intervalle, numéro compté à partir du premier son inclm«»'e/nent, a servi à numéroter, à désigner l’intervalle (1).

C’est ainsi que l’on a pu nommer l’intervulle :

I De \

à 2 intervalle de

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