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THÉORIE DES CLÉS ET CUSSIFICATION DES VOIX

En prenîknt toutes les voix humaines, depuis la plus grave jusqu’à la plus aiguë, on trouve qu’elles parcourent une étendue d’environ trois octaves et demie, du grave à l’aigu, ou réciproquement. Pour écrire cette ctendue de voix sur la poitée, il a donc fallu prendre une portée qui eût au moins onze barreaux noirs, et qui permît d’écrire vingt-trois sons, sans avoir recours aux barreaux supplémentaires. La portée générale a donc été composée de onze barreaux noirs et de dix interlignes.

Le caractère des voix de basse étant de' descendre jusqu’au fa fesant la dixième grave du diapason, on a écrit ce fa sous la portée générale et le premier barreau du bas s’est trouvé ainsi porter le sol.

Exemple :

En partant de ce sol pour nommer tous les barreaux , on a rencontré l‘ul trois fois: 1° sur le deuxième interligne du bas; 2° sur le barreau noir du milieu; 3“ sur le deuxième interligne du haut (vérifiez). On a dès-lors placé la cié ut sur le barreau du milieu , et le fa grave s’est trouvé placé immédiatement au-dessous de la portée comme on l’avait voulu. Ce barreau du milieu , appelé ut, se trouve correspondre exactement à l’ut du milieu du piano. La portée de onze lignes, ainsi armée de la clé , peut sullire à écrire pour toute l’étendue des voix humaines , que l’on ait à écrire pour des voix graves, pour des voix aiguës, ou pour des voix du médium.

Mais cette portée générale présentait un grave inconvénient ; c’est que l’œil e jugeait qu’avec une extrême difficulté des distances des notes, et que la lecre rapide était impossible. D’ailleurs, chaque voix ne parcourant en général 'une octave et demie , il était inutile de conserver tous les barreaux à la fois; suffisait d’en avoir cinq ou six pour pouvoir écrire tous les sons que peut chanter une seule voix. On s’est donc décidé à n’en prendre que cinq. Mais il fallait que le chanteur pût distinguer si les cinq barreaux qu’on lui présentait était des barreaux du bas, du haut, ou du milieu de la portée; il fallait qu’il pût facilement reconnaître pour quelle voix était écrit le morceau , et à quelle hauteur prendre sa tonique.

Voici ce que l’on a imaginé pour arriver à ce résultat. Comme la clé ut se t' ouve sur le sixième barreau , elle ne peut servir quand on ne prend que les cinq du bas, ou les cinq du haut; dès lors on est convenu, pour les cas où

a fi

fa sol la si UT ré mi fa sol la si UT ré mi fa sol la si UT ré mi fa sol

l’on prendrait ces barreaux extrêmes, de désigner deux autres barreaux do la portée générale, un dans le groupe inférieur, le barreau fa, et un dans le groupe supérieur, le barreau sol; c’est-à-dire que l’on a créé deux autres signes appelés clé fa et clé sol; et la portée générale s’est alors trouvée armée de trois clés , de la manière suivante :

Ce barreau qui passe!

au milieu de la dé se/" Domine trr. I

te:

FA

UT

SOL

Ce barreau qui passe au riiiiieu de la de appelle SOL.

Ce barreau qui passe entre lc6 deux poinU se DOiume FA.

Ces trois clés une fois adoptées, il ne restait plus qu’à chercher le moyen de reconnaître au premier coup-d’œil à quelle partie de la portée générale appartiennent les cinq barreaux que l’on rencontre armés de l’une des trois clés.

Le tableau suivant montre comment chaque clé indique une voix particulière, selon qu’elle se rencontre sur tel ou tel barreau de la portée de cinq lignes, et comment elle indique toujours le même barreau de la portée générale, quoique paraissant être tantôt sur un barreau plus haut, tantôt sur un barreau plus bas. Ce tableau donne en même temps une classification simple et naturelle des voix, que nous proposons en remplacement de l’ancienne, et le rapport des voix avec les clés. La classification nouvelle des voix est écrite au-dessus de la portée-, les noms anciens sont écrits au-dessous. Arrivons donc de suite à ce tableau général -, nous l’expliquerons ensuite.

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