CHAPITRE DEUXIEME
ÉCRITUnE DES DIÈSES ET DES BÉMOLS.
Tout ce que nous avons dit jusqu’ici de l’écriture de l’intonation sur la portée, pages 113 et suivantes, s’applique surtout à l’écriture des notes dites naturelles, c’est-a-dire qui ne sont ni dièses ni bémols. Arrivons maintenant 4 récriture des gammes autres que la gamme dhit, de celles qui contiennent des dièses ou des bémols.
Voici la règle générale relative aux dièses et aux bémols , aux doubles-dièses et aux doubles-bémols: Qu’un son soit dièse, bémol, double-dièse ou doublebémol, il s’écrit comme s’il était naturel, c’est-à-dire sur le barreau qui le recevrait s’il n’était ni diésé ni bémolisé; seulement, on fait précéder la note d’un signe qui signifie dièse, double-dièse, bémol ou double-bémol, de la manière suivante:
5 — rj— — — — 1
' -1. 1 -Ll--'
Ikj
IAj m
CT diese ut dooble^dièse üt bémol ut double-bémol si dièse si double^dièse si bémol si double-bémol
et ainsi de toutes les notes diésées ou bémolisées. Donc, quand on veut qu’une note soit diésée, on la fait précéder de ce signe ÿ; quand on veut qu’elle soit un double-dièse, on emploie cet autre signe ^ ou encore celui-ci le bémol se marque par ce signe b, et le double-bémol par deux bémols bb.
Quand les dièses ou l,es bémols se rencontrent accidentellement dans le courant d’un air, ils s’écrivent comme je viens de l’indiquer; mais quand Tair est écrit avec une autre gamme que celle d’ut, on emploie les dièses et les bémols d’une autre manière. Pour éviter de répéter devant chaque note les signes dièses ou bémols que renferme la gamme dont on se sert, on n’écrit ces dièses et ces bémols qu’une seule fois sur chaque ligne , à droite de la clé ; et on convient que ces dièses et ces bémols, ainsi placés à la clé , auront de l’influence, non seulement sur toute les notes qui seront écriks sur le même barreau qu’eux, mais encore sur les même notes prises à toutes les octaves, supérieures ou inférieures.
Ainsi , un dièse à la clé, sur le barreau fa, dit que tous les fa que l’on rencontrera seront diésés, à moins de contre-ordre; un dièse à la clé, sur le barreau Ht, dit que tous las seront diésés; un bémol à la clé, sur le barbeau si, rena
béoiols tous les »» que l’on rencontre 5 un bémol à la clé sur k barreau mi rend bémols tous les mi; et ainsi de suite de tous les autres dièses et bémols.— Quant aux doubles-dièses et aux doubles-bémols, ils ne s’emploient jamais à la clé: on ne les rencontre qu’accidentellement.
A.msi, quand on veut écrire une gamme majeure quelconque, on met à droite de la fclé, et sur les barreaux convenables, les dièses ou les bémols qui la caractérisent, et on écrit ensuite Ijes notes comme si elles n’étaient ni diésées ni bémolisées. 1
Les dièses et les bémols que l’on met ainsi à la clé ont reçu le nom de dièses et bémols fondamentaux, par opposition aux dièses et aux bémols accidentels, et leur eUsemblè forme l’armure de la clé. C’est en ce sens que l’on dit qu’une clé est armée par dièses ou par bémols. Donnons l’exemple de toutes les armures par dièses et par bémols, en nous rappelant le tableau général des gammes de la page 225. Nous donnons tous les exemples, en n’employant que la clé sol au numéro trois; mais les armures s’emploient indifféremment avec toutes les autres clés.