ÉCRITURE DES GAMMES CHROMATIQUES, ET DE LA GAMME ENHARMONIQUE
Les gammes chromatiques et la gamme enharmonique ne se marquent pas à la clé-, on met, comme accidents dans le courant du morceau, les dièses et les bémols qui les constituent. Nous ferons seulement une observation relative à la manière d’écrire la gamme enharmonique. On l’a, jusqu’ici, regardée comme inchantable, parce qu’on l’a écrite de la manière suivante: /, 3, 2, 2, », 3, 4, H, », S, 5, », C, «, 7, 7, À (i).
(t) anciens écrivaient le bémol avant le dièse ; aussi chantaient-ils la gamme enharinoaique. Ce sont les musiciens des siècles derniers qui ont imaginé d’écrire YiU dièse avant krtf ^mol; aussi n’onl.-ils plus pu la chanter.
Or, chaque diène étant plus aigu que le bémol qui le suit immédiatement à droite, il est impossible, quand on & chanté chacun de ces dièses, de rencontrer au-dessus de lui le son du bémol, puisque déjà ce son est franchi. Aussi, les musiciens disent-ils qu’en chantant la gamme enharmonique , on monte d’une tierce par octave; cèja est vrai quand on suit leur marche, puisqu’il faut hausser les cinq bémols au-dessus des cinq dièses. Mais écrivez votre gamme enharmonique comme on doit l’écrire, de manière que chaque son de droite soit plus aigu que celui de gauche, et toute voix suffisamment exercée chantera juste la gamme enharmonique. Voici comme il faut l’écrire:
Gamine enharmonique mal écrite , inchanlable.
Gamme enharmonique correcte , chantable.
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