‹ Méthode élémentaire de musique vocaleChapitre 177 sur 191 · LO-- . U · texte numérisé non relu

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Du reste, l’immense difficulté de cette écriture est telle que, depuis longtemps, on a senti le besoin de simplification, et l’on a abandonné un grand nombre des 24 formes: ainsi, pour la division binaire, on ne rencontre pre§>= que plus que les cinq formes suivantes f i , 7 ? appelées 5 ou 7 et 4 1

I , qui est la mesure ordinairement usitée pour la valse 5 quelques auteurs emploie encore le l-: tout le reste est presque inusité. Dans la division ternaire, on a presque tout laissé de côté, moins les trois formes | , | ei Puisqu’on en est rendu là, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout, et ne pas ♦laire une réforme comniète , qui rende la musique accessible à tous. N’ayez

plus qu’un signe d’unité, la noire-, que le point soit exclusivement réservé aux prolongations 5 que le zéro remplace tous les signes de silence, et que l'on mette toujours ensemble, dans le même groupe, toutes les parties qui appartiennent à la même unité, le tout parfaitement distinct des unités voisines. Alors vous aurez fait la moitié du chemin ; la mesure sera bien écrite. Restera l’intonation; eh bien, ici encore, rien de plus facile qu’une réforme intégrale et qui rendra la portée aussi claire que les chiffres. (Je ne parle ici que sous le point de vue de la pratique, et en ne m’occupant que de la musique vocale; quant à la théorie, rien ne peut remplacer le chiffre: y renoncer, c’est retomber dans le chaos dont nous avons tant de peine à sortir).

"Voici comment on peut rendre la lecture de l’intonation facile sur la portée; il faut:

1* Suppnmer l’armure de la clé, et écrire en toutes lettres le ton du morceau au-dessus de la première ligne ; ainsi , au lieu de mettre deux dièses à la clé, on écrirait ton de ré; au lieu de mettre trois bémols, on écrirait ton de mi bémol; et ainsi des autres tonalités.

2" La clé n’ayant plus jamais d’armure, convenir de placer la tonique toujours sur le même barreau, en appelant ce barreau ut. (Il va sans dire que Vut est pris , id’après le diapason, à la hauteur de la tonique indiquée.^ De cette manière les barreaux représentant toujours les mêmes notes, on apprend en huit jours à les lire couramment, et la lecture de la musique n’est plus rien.

On peut, si l’on veut, adopter pour tonique le barreau n° 6, ce qui met Yut à la place que lui donne la clé de sol; de cette manière, tous les musiciens liraient immédiatement notre notation, et bien plus facilement que la leur, puisqu’ils chanteraient toujours en ut majeur ou en la mineur, sauf les modulations. Ce système ne présente aucun inconvénient.

Si l’on voulait, on pourrait appliquer à la note la barre du dièse ou du bémol, comme l’a fait Galin pour le chiffre; de cette manière, le caractère serait toujours parfaitement clair, et il ne faudrait pas deux signes pour un. Voici un exemple de cette écriture telle que je la conçois : on peut du reste employer simultanémentles modifications de mesure et d’intonation, ce qui est le mieux, ou ne prendre que l’une ou l’autre modification : les deux choses sont indépendantes l’une de l’autre.

Dans la méthode instrumentale que nous publierons bientôt, nous donnerons la portée proposée par Fourier pour remplacer celle qui est employée aujourd’hui. Cette portée sera surtout utile pour les instruments qui parcourent TJusieurs octaves

in première ligne de chaque groupe présente un fragment d’air écrit avec la notation usuelle.

La deuxième ligne de chaque groupe présente le même air écrit en langue d’ut, avec l’indication de prendre l ut à la hauteur du mi, du jeu, du leu, du fè, selon la tonalité du morceau : de cette ma* nière on dianle dans le ton indiqué, en n’employaut qu’une langue majeure et une langue mineure, et x’on n’a pas l ennui perpétuel de la transposition. 11 n’y a aucun inconvénient à adopter immédiatement cette modification ; les personnes habituées à l’ancienne manière liront ceci plus vile encore, puisque le morceau est en ut majeur ou en la mineur.

La troisième ligne présente la même modification que la deuxième , plus l’écriture de Galin pour la mesure. Le gros point noir représente le son articulé ; le petit point noir exprime la prolongation et le zéro représente le silence. Cette écriture est irréprochable.

MoUtlon

ïsuetle.

llodiitcatiou

fropoiee.

Mesure de Galla.

i4-z-fe

Prenez pour ut le

mi du diap

ason.

Prenez pour ut le

mi du diap

-J J-bJ

ason.

-al- j -bJ-

hT3- J-

Uetur*

t*GaUa.

Du métronome; manière de marquer la durée absolue. Le métronome étant un pendule dont la longueur varie à volonté , il sufTit d’indiquer une longueur fixe de ce pendule pour être sûr qu’il donnera des oscillations régulières. Le compositeur peut donc dire: donnez à votre pendule telle longueur, et prenez pour unité de temps le temps qui s'écoule d'une oscillation à l'autre. De cette manière, on prend la durée comme on prend la tonique; et de même que, grâce au diapason, on n’a plus besoin que d’une langue majeure et d’une langue mineure, de même, grâce au métronome, on n’a plus besoin que d’un seul signe d’unité. De cette façon , la musique se trouve immédiatement débarrassée de toutes les difficultés qui ne lui sont pas inhérentes , et dont l’avait écrasée l’esprit humain.

Comme les compositeurs emploient encore six signes d’unité : la blanche, la noire, la croche , la blanche pointée, la noire ou la croche pointée, on trouve en tête des morceaux de musique une des six indications suivantes , précédée des deux lettres M. M., qui signifient Métronome de Maëlzel:

M* M. J = 36. Celte indication signifie qu’il faut, par minute, 36 J, ou 72 J, ou 144 ^

Celte indication signifie qu’il faut, par minute.

inute, 36 J, ou 72 J

ou 72^, ou 144#

M. M. * = 144. Celle indication signifie qu’il faut, par minute, 36 C7, ou 72 é, ou 144 ^ M. M. J->= 24. N /24 J • ou 36 J

Chacune de ces trois indications signifie qu’il fant,^ par minute .

J • ou 72 J

ou 144^

Du reste, j’ai pris pour exemple les nombres 36, 72, 144, 24, 48 et 96; mais il va sans dire que j’ai pris ces chiffres au hasard, et que l’on peut rencontrer à leur place un chiffre quelconque. Enfin , comme il serait fort ennuyeux et fort difficile de partager soi-même une minute en 40, 60, 150 parties, plus ou moins, l’instrument est construit de telle façon qu’une échelle graduée, placée derrière le balancier, présente écrits tous les nombres que l’on peut rencontrer en tête du morceau, devant l’un des six caractères que j’ai indiqués; il suffit , pour avoir le mouvement marqué , de mettre le curseur du balancier devant le nombre indique; l’oscillation donne alors l’unité cherchée.

Du Rhythme. Le rhythme ne se marque pas dans la musique; cela n’est pas étonnant, les musiciens ne peuvent parvenir à définir ce mot. Voyez plutôt: B. Wilhem le définit ainsi : « Le rhythme musical résulte d'un emploi caractéristique des diverses valeurs de notes. » Qu’est-ce que cela veut dire? Quel est celui des cent mille élèves de B. Wilhem qui ait jamais compris cette définition qui se trouve page 88, tome 2.

M. rétis, dans la Musique mise à la portée de tout le monde, Paris, 18.30, définit le rhythme de la manière suivante : « La différence de vitesse et de lenteur, rangés

DANS UN ORDRE RÉGULIER QUELCONQUL, constitue U rhythme en musique.* Cette déftoition ne le cède en rien à la précédente pour la clarté et la précision ; elle est à la portée de tout le monde.

Enfin, et pour en finir, M. Busset, dans sa Musique simplifiée dans sa théorie et dans son enseignement, Paris, sans date , dit, page 49 : « Le sentiment du rhythme « résulte de la division d’une certaine durée de temps par une succession de «bruits ou de sons qui frappent l’oreille à des intervalles égaux, ou sous-mul- «tiples de ceux-ci.» Certes, cette définition n’est pas moins simplifiée que les précédentes; mais je le demande à tout homme de bon sens, est-ce avec des définitions pareilles que l’on simplifie les sciences et qu’on les met à la portéi; de tout le monde. Évidemment des définitions semblabes prouvent que les musiciens ne se font pas encore une idée nette et bien précise du rhythme. Je suis, je l’avoue de l’avis du poète:

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement;

O Et les mots , pour le dire , arrivent aisément. »

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