‹ Méthode élémentaire de musique vocaleChapitre 176 sur 191 · MESURES DÉRIVÉES · texte numérisé non relu

MESURES DÉRIVÉES

Indiquée* par un «eul chilTre.

contenant plus d’une ronde.

GODteDant moins d'une roode* '

__ -jt

C OU 4 , (t^ OU 2 , 5.

En voyant un pareil tableau, on se demande avec étonnement quelle idée

B. Wilhem pouvait se faire de la mesure , et quelles idées il pouvait communiquer â ses élèves?

Analysons un peu ce tableau, en le comparant au tableau intégral des mesures; c’est le seul moyen desavoir ce qui lui manque et ce qu’il a de trop.

Tableau intégral des mesures. Tableau des mesures admises par Wilhem.

Plus 3 temps

En comparant ces deux tableaux, on fera les trois remarques suivantes:

1* Wilhem a négligé cinq mesures, on ne sait pas pourquoi; ce sont les mesures ^ et j-|. (Vérifiez.)

2“ 11 admet deux fois la mesure |, une fois sous le nom de trois-quatre, et une autre fois sous le nom de trois; or, comme il admet les 4 mesuresj , f ? | cl | et qu’il n’y a pas d’autre mesure ayant 3 pour numérateur, il faut bien que la mesure à trois temps soit une des quatre citées: c’est le y, souvent désigné dans les livres sous le nom de trois temps.

3" Enfin , il a créé la mesure qui ne peut exister; quand trois est numéteur (*), il marque des entiers, et on ne peut dépasser 8 comme dénominateur; et quand 16 est dénominateur, le numérateur ne peut-être plus petit que six , puisqu’il marque des tiers et non des entiers. On voit bien que les solfèges eux-mêmes ne comprennent rien à leur écriture; c’est nous qui sommes obligés de la leur débrouiller.

Quand on compare cet horrible galimatias de mesures, galimatias rendu cent fois plus horrible encore par l’habitude des auteurs de mêler perpétuellement entre elles les fractions qui appartiennent à des unités différentes, quand on compare, dis-je, ces débris informes d’un système marqué au coin de l’enfance de l’art, à l’écriture si simple, si précise, si admirablement lisible de Galin , on ne peut s’empêcher de gémir profondément de voir l’esprit humain s’amuser à embrouiller les questions les plus simples, au point que lui-même ne sait plus comment s’en tirer. La musique est une chose facile, très-facile, et accessible à tous en très peu de temps , si l’on veut prendre des signes simples pour rendre les idées . Eh bien, aujourd’hui , et en conservant cette écriture, elle est complètement inintelligible, et à tout jamais mise hors de la portée des masses.

(1) Je ne m’arrête pas à relever celle niaiserie de la mesure à un temps ; c’esl une mesure très vive à trois temps.

Voici un petit exemple de cet abus des signes, abus qui devient tout-à-fait monstrueux quand on le prend en mode composé, c’est-à-dire quand on prend en même temps le signe de mesure et la clé. Qu’il s’agisse d’écrire une mesure composée de deux unités, et contenant, par exemple, l’air ut-ré, voici comment "écrira Galin dans tous les cas possibles | 1 2 j: rien de plus simple, rien de tIus clair. Voici maintenant les cinquante-six manières d’écrire cette seule idée 3n employant l’écriture usuelle de la musique. Les huit signes de l’unité donneront huit formes, et ces huit formes pourront s’écrire sur chacune des sept clés. (Je passe la clé sol au n" 1 , parce qu’elle met l'ut au même numéro que la clé fa au n® 7).

Cinquante-six manières d’écrire ut-ré en deux temps égaux.

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