‹ Méthode élémentaire de plain-chant, à l'usage des séminaires, des chantres et organistesChapitre 11 sur 37 · SB · texte numérisé non relu

SB

Puis, prenant dans la même échelle la même quinte en descendant : IS

et y ajoutant la quarte descendante : 11

quarte.

ils en formèrent le deuxième

quinte.

mode ou ton, dont l'étendue est : 5&:

-a—Bi

, et dont

les limites et la division sont : 1

manière plus ou moins obscure la théorie de la tonalité de ce chant, n'ont point pensé à l'origine réelle de cette tonalité, qui n'est que celle qu'on \ient de voir ; car ceux qui ont cru résoudre la difficulté par l'analogie des tons du plain-chanl avec les modes de l'antique musique des Grecs, n'ont fait qu'en changer, puisqu'il serait nécessaire que la théorie de la formation de ceux-ci fût connue de ceux qui se livrent à l'élude du plain-chanl

ifl

Dans CCS deux modes, dont le premier fat appelé authentique, et le second p'xigal, le placement des demi-tons est identique, en sorte qu'ils représentent la même échelle : leur dilTérence ne pro\ient que du placement de la quarte au grave ou à l'aigu, la quinte restant entre les mêmes notes.

35. Les réformateurs du plain-chant, antérieurement au sixième siècle, ayant fait la même opération sur les sept échelles, en tirèrent quatorze tons ou modes qui furent en usage dans les anciens temps, et dont certaines églises ont même retenu l'usage jusqu'au quinzième siècle *.

36. Dans les dernières années du sixième siècle, saint Grégoire-le-Grand ayant entrepris une nouvelle réforme du chant ecclésiastique et mis en ordre les diverses parlies de l'office divin, réduisit, suivant l'opinion commune, le nombre des tons à huit. L'instruction faite par lui pour l'usage de l'école de chant qu'il avait instituée, n'ayant pas été reti^ouvée jusqu'à ce jour, le fait ne peut être affirmé ; mais il est certain que dès le huitième siècle, l'usage des huit tons du plain-chant était établi, car dans un fragment du traité de musique d'Alcuin, aumônier de Charlemagne, on lit ce passage : Ocio tonos in musica consistere musicus scire débet ; et plus loin : Nam quatuor eorum [lonarum) atithentïcï vocantw^ Plagii auteni conjimcte dicuntur omnes quatuoi\

37. L'auteur, quel qu'il soit, de la contraction des quatorze modes ou tons en huit, prit aussi pour premier des authentiques celui de l'échelle de re; pour celui du second des mêmes authentiques l'échelle de mi; celle de fa pour le troisième ton de la même espèce; enfin, l'échelle de ^o/pour la quatrième.

38. Dans ces quatre tons authentiques , la tonique , ou première note du ton , est aussi la finale ou note de repos.

La dominante, ou note prmcipale, qui se présente fréquemment dans les diverses formes du chant , est la cinquième note -dans le premier ton authentique, dans le troisième et dans le quatrième ; dans le deuxième ton authentique, c'est la sixième note qui est la dominante.

Dans les exemples suivants des gammes de ces quatre tons authentiques , la longue

désigne la finale ; la semi-brève Z$Z indique la dominante.

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