EXEMPLES DES GAMMES DES QUATRE TO^'S AUTHENTIQUES
V" (on authentique
2' ton authentique : E
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3' ton authentique : s
ni O
4' ton authentique :
* Je ne crois pas devoir parler dans cette méthode élémentaire et toute pratique des systèmes qui ont fait réduire les modes tantôt à douze, tanlût à onze. L'examen de ces systcmes conduirait à de trop longues discussions pour un ouvrage de cette c?pèce.
39. L'analogie de ces quatre tons avec quelques-uns des modes de l'ancienne musique, grecque est sensible, car le premier répond exactement au mode doricn ancien; le second, au mode phrygien; le troisième au lydien, et le dernier au mixolydien.
Mais le mode dorien ayant subi une modification aux temps moyens de la Grèce , en ce que la sixième note avait été baissée d'un demi-ton, les premiers auteurs de la constitution du plain-chant * crurent devoir imiter en cela l'antiquité, mais seulement lorsque la sixième note descend ; en sorte que cet usage a prévalu, et que la gamme descendante du premier ton est celle-ci :
^0. De même que dans la tonalité des quatorze modes , les quatre tons plagaux du plain-chant se formèrent en transportant au-dessous de la finale la quarte qui se trouve aux notes supérieures dans les tons authentiques.
U\. Dans cette disposition des notes de chaque échelle, la quatrième note de chaque ton plagal est toujours la finale.
A l'égard de la dominante, on la trouve à la sixième note dans les plagaux des premier et troisième tons authentiques, et à la septième dans les plagaux des deuxième et quatrième. Dans les exemples suivants, comme dans les précédents, la longue indique la finale, et la semi-brève , la dominante.
Plagal du i" ion :
Plagal du 2' ton : §
Plagal du 3' ton : ^ Plagal du 4' ton :
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Ul. Il est remarquable que cette gamme du plagal du quatrième ton authentique est composée des mêmes notes que la gamme du premier ton ; mais son caractère est absolument différent, en ce que la finale y est à la quatrième note, au lieu d'être à la première, et que la dominante n'est point à la cinquième note, mais à la septième.
43. Dans la classification des tons du plain-chant, les tons authentiques sont les premier, troisième, cinquième et septième, et les plagaux sont les deuxième , quatrième, sixième et huitième. Dans cet ordre de succession, la tonique de tous les tousse trouve en partant de ré, puis descendant alternativement de quarte et montant de quinte.
* Ce fut saint Ambroise qui, le premier, donna IVxemple en occident de celle imitation de tonalité anliaup dans le premier des quatre Ions qui composaient son système de chant.
La table suivante présente tous les tons dans leur ordre de succession, avec leurs limites, leur finale marquée par une longue, et leur dominante par une semi-brève.
i*^ ton (authentique), 2* ton (plagal). 3* ton (authentique). U* ion (plagal),
tm^n^i^^^
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5* ton (authentique), 6* ton (plagal), 7* ton (authentique), 8* ton (plagal),
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txk. Le deuxième ton répond au mode hypodorien de la musique des Grecs ; le quatrième au mode hypophrygienj le sixième au mode hypolydien, enfin le huitième au mode hypomixolydïen.
^5. Les tons des pièces de plaîn-cnant se distinguent en réguliers , irréguliers , ou parfaits et imparfaits , surabondants et mixtes.
Le ton d'une pièce de plain-chant est régulier ou parfait lorsque la mélodie atteint les limites naturelles de ce ton , c'est-à-dire les bornes de son octave. Il est imparfait quand le chant ne s'étend pas jusqu'à ces limites.
Le ton d'une pièce de plain-chant est surabondant quand ce chant va au-delà des bornes de l'octave ou de la neuvième , au grave ou à l'aigu.
Le ton d'une pièce de plain-chant est mixte lorsque ce chant s'étend en partie sur le ton authentique et en partie sur le plagal de ce ton.
Les exemples suivants offrent des modèles de toutes ces variétés. On peut les considérer comme des exercices de solfège pour former l'oreille à la connaissance des tons , et les chanter d'abord en nommant les notes , puis en articulant les paroles.
Plain-Cliaiits de tons rég^uliers oit pnrfaits*
Antienne du Magnificat (1" ton) du 6"' dimanche après l'Epiphanie,
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Si- mile est re- gnum cœ- lo- rum fermenlo, quod acceptum
Lua
mulier abscondit in fa-ri- nœ sa- tis- tri-bus, donec fermentatum
est
to- tum.
Antienne du Magnificat (2"^ ton) du 18 décembre.
B-"ffi H H-^— s S B
O A- do- na-i, et Dux domus Is- ra-ël, qui Mo- y- si
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in i-gne flammae ru- bi ap-pa-ru- i- sti> et e- i In
ÎS
g^^HZi:
-Bi
Lh g — ^^^
si- na le- gem de-dis-ti : ve- ni ad re- di-men-dum nos in
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brachio ex-ten- lo.
Ant. du Magnificat (3™' ton) du samedi de la 3"' semaine du Carême,
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Ne-mo te condemna- vit mu-li-er? ne- mo Domine: nec e- go
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te con-dem-na- bo : Jam am-pli-us no- li necca-re.
Antienne des Matines de Noël (4*"' ton).
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Laetentur cœ- li, et exul-tet terra an- te fa-ci-em Domi-ni
quo-ni- am ve-nit.
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û6. Il est remarquable qu'on ne trouve pas un seul exemple d'antienne ou de répons qui descende à la quarte au-dessous de la finale, dans les pièces du quatrième ton; la
note la plus basse est toujours la tierce au-dessous de la finale dans les pièces de ce ton ; néanmoins, quand elles descendent h cette tierce, le ton est considéré comme régulier.
Anttmne des Vêpres de la Trinité (5""' ton).
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-*-sUl
Ex quo om-ni-a per quem om- ni- a, in quo ora-
ip- si glo- ri- a in
se- cu-la.
67. On remarque ici, comme dans toutes les espèces de chants du cinquième ton, le bémol à la quatrième note du ton, quoique ce signe n'appartienne pas originairement à l'échelle de fa. Cette altération, par laquelle on a baissé d'un demi-ton la quatrième note, a pour objet d'éviter la fausse relation de cette note avec la finale. Elle est d'ailleurs fort ancienne ; on en faisait déjà usage au dixième siècle.
Antienne des Vêpres de la Fête-Dieu {Q""' ton).
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— ^Sg 0-
quam su-a- vis est Do-
g^^:=^B^Bap=i
mme , Spi-
ri-tus tu-us, qui ut dulce- di-ncm, tu- am in fi- li- os
HB-
demonstra-res, pa- ne su-a- vis- si- mo de cœ-
lo
prai-sti-to e- su- ri- en- tes re- pies bo-nis fas- ti- di- o- ses
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^' vi-tes di- mit-tens i- na-
nes.
Antienne des Vêpres de la fêle de la Conception de la Vierge (7"* ton).
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:rr-°^^i!f:
Conccpti- o est ho- di- e Sanctaî Ma- ri -oe Virgi-nis, cu-jus
i^zm:
vi- ta in- cly-ta cunctas il- lus-trat ec-cle-si-as.
US. Il est nécessaire de faire ici quelques observations importantes sur ce qui constitue le caractère du septième ton.
ta première est que TAnliphonaire et le Graduel renferment un très-grand nombre de chants de ce ton, dont l'étendue est limitée entre la finale et la sixième note du ton, et dont les formes du commencement ont de l'analogie avec celui qui vient d*être donné pour exemple. Tels sont ceux dont voici les phrases initiales :