DE LA JEUNESSE
Vous remarquerez clans la jeunesse, que des formes grêles font paroître les articulations légèrement empâtées. Vous y trouverez une grande simplicité de contours et de coloration, la tête un peu forte, les yeux d^une admirable limpidité et paroissant neufs, les cheveux fins, soyeux et indisciplinés, rétifs au démêloir et reprenant bien vite leur grâce naturelle ; sur ces jolis corps si purs, si délicats, serpentent de ravissants colliers formés dans les chairs ; au col, aux hanches et aux différents emmanchements, cette charmante parure s'efface avec rage, mais il en est une qui domine tout : c^'est cette gaieté intarissable ne cédant qu'au sommeil qui, à son tour, est accompagné d^un sourire enchanteur.
Le geste est vif, Faction directe, tout est franc, les sentiments ne se mélangent pas, ils se drvisent et fonctionnent séparément ; l'enfant passe subitement du rire aux larmes, il est
à rinstant même aussi profondément affecté qu'il étoit complètement joyeux-
Voyez, sentez et développez toutes ces gentillesses du jeune âge; quoi que vous fassiez, vous ne dépasserez jamais leur fraîcheur et leur gaieté.