CHÈRE ET JEUNE PATRIE
Nous vous suivrons, nous vous défendrons jusqu'à la dernière goutte de notre sang.
Vous êtes née de nos entrailles ; comme tout ce qui vient en ce monde, vous êtes le fruit d^immenses douleurs.
Nous vous aimons, nous avons tant souffert pour vous
Belle patrie, nous, vos peintres, vos interprètes dans Tavenir, soyez-nous favorable, mais avant nous, pensez à nos maîtres qui vous ont glorieusement servis.
Je viens plaider leur cause : on m^accusera d^audace, à cela je répondrai que Taudacieux risque beaucoup pour sauver davantage ; personnellement je n^ai rien à sauver, je viens parler avec un langage défectueux et par humilité j^affronte le ridicule. Ce n^est pas de l^audace, je le répète encore, c^est la plainte de l'être que Ton écrase, ou, pour mieux dire encore, le cri de pitié qui s^'échappe à la vue de ceux qui sont frappés.
Depuis longtemps ceux que je viens défendre, ces enfants de la pensée, sont bannis du cœur de la France.
Je viens réclamer pour eux la place qu'ils
méritent, la plus belle, celle qui est la plus proche du cœur.
Par ces grands génies, nous sommes devenus les plus puissants de ce monde ; nous leur devons nos sensations les plus profondes, nos émotions les plus nobles, nous tressaillons de bonheur et de fierté en nous parant de leurs XBUvres.
Voyons, aujourd'hui, comment nous honorons leur mémoire.