CONCLUSIONS
Il semble bien que, dans ce qui précède, nous ayons à peu près atteint le but que nous nous étions proposé, celui de retrouver, par des méthodes purement statistiques, l’essentiel des résultats de l’énergétique chimique.
Il reste sans doute encore beaucoup de choses à faire dans cet ordre d'idées; nous ne nous dissimulons pas, en effet, la faiblesse des raisonnements en ce qui concerne les phases solides possibles. Ces phases étant généralement de nature cristalline, il aurait été nécessaire d'introduire, dans les raisonnements, quelque chose qui permette d'interpréter la variabilité des propriétés avec la direction; mais ceci ne serait sans doute possible qu’à condition d'imposer une forme aux cellules élémentaires d'extension en phase, c’està-dire que nous nous serions heurtés à des difficultés au moins égales à celles qui auraient accompagné l'étude de la tension superficielle; de plus, larigidité des solides introduirait de nouvelles difficultés : c’est pourquoi l'étude statistique des solides se fait beaucoup plus simplement en assimilant l’agitation thermique à la propagation d'ondes élastiques complètement diffusées; de même, le point de vue cinétique n’a été qu'ébauché. Par contre, le procédé de calcul que nous avons dû employer s’est montré d’une souplesse remarquable : il permet de traiter des problèmes dans lesquels les hypothèses statistiques peuvent être très compliquées. Gette étude est en somme une première ébauche qui aurait grand besoin d’être améliorée ; il n’en est pas moins vrai que cette première approximation est sans doute aussi bonne que la
thermodynamique classique, puisque celle-ci néglige également, dans la plupart des cas, aussi bien l’anisotropie des phases solides que la capillarité.
Je remercie vivement M. Francis Perrin qui a bien voulu
revoir ce travail et dont les suggestions m'ont été extrêmement précieuses.
UE bé