‹ Methode generale du catichisme v.2Chapitre 1 sur 65 · CHAPITRE PREMIER Du catéchnae et fie ies · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER Du catéchnae et fie ies

Le catéchisme de la religion chrétienne est une doctrine qui nous est révélée par Dieu même , cachée et inconnue à toute la sagesse et prudence des hommes, que les plus grands philosophes ont ignorée , et à laquelle tout esprit créé, soit humain , soit angélique , ave»? toute la force de ses plus vives et pénétrantes lumières, ne peut arriver. Cette seule vue est bien capable de nous en découvrir k hauteur, puisque dans s<>n élévation ^sse toutes

les plus grandes et les plus fortes clar: ^ . . — ges et des hommes ; mais une seule chose en manifeste incomparablement les excellences admirables: c'est tju'elle a un Dieu pour maître et pour docteur, et par suite il faut dire que c'est une doctrine toute divine ; aussi a-t-elle pour fin de faire des hommes des dieux, par une glo: ticipation de la nature divine; aussi nous rv - - . e les mystères les plus profonds et les plus secrets d'un Dieu. 0 mon àme! que de grandes et admirables vérités

en peu de paroles! AhÎTiue les hommes ne les entendentils î Répétons-le encore une fois, le catéchisme est une doctrine toute divine ; toutes les sciences de la terre n'ont rien qui en approche : elle a un Dieu pour docteur, devant qui tous ces grands génies du monde, qui ont fait tant de bruit parmi les savants, les Platon, les Aristote, les Socrate et tous ces autres philosophes qui ont été considérés comme les oracles de l'univers, ne sont que de purs néants, et toutes leurs lumières que de pitoyables ténèbres. Elle apprend ce qu'il y a en Dieu , le mystère incompréhensible de la très-sainte et adorable Trinité. Ah! non, ce n'est pas une de ces sciences qui sont enseignées dans les écoles des hommes, où l'on tache, et hélas ! souvent avec plus de vanité que de vérité, à apprendre les propriétés et les effets des éléments, des cieux et de leurs astres , de la terre , de ce qu'elle enferme et des autres choses naturelles, de l'être de l'homme et de ses opérations. C'est une science qui , élevant l'àme au-dessus do toutes les choses d'ici-bas, au-dessus de tous les cieux, la fait pénétrer l'empirée , tous les chœurs des anges, et la porte jusque dans le sein du Père éternel, pour y voir par la foi la génération de son Verbe et la procession du Saint- Esprit; qui découvre dans cet abîme infini de la divinité une éternité qui n'a point de commencement et qui n'aura jamais de fin ; des perfections infinies, et une infinité de perfections infinies ; des amours et des miséricordes inénarrables envers l'homme ; des mystères infiniment étonnants, comme celui de l'Incarnation, de la Croix, de la divine Eucharistie, et tant d'autres capables de ravir d'admiration tout le paradis. Ce n'est pas une de ces sciences de la terre qui peut bien faire voir à l'homme ses misères, quoique d'une manière très-faible, mais qui ne peut pas l'en tirer. Allez en esprit, vous qui lisez ceci, dans ces lieux de feux et de fiammes, où brûlent pour une éternité

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