‹ Methode generale du catichisme v.2Chapitre 11 sur 65 · CHAPITRE YI · texte numérisé non relu

CHAPITRE YI

Les vérités principales que 1 on doit enseigner dans le catéchisme.

Ayant considéré avec attention plusieurs causes pour lesquelles le peuple grossier de la campagne demeure dans rignorance, dans les lieux mêmes 0(1 le catéchisme se fait souvent, une des principales, et qui est fort commune, est qu'on leur enseigne trop de vérités à la fois ; ce qui fait, ou bien que leur mémoire étant trop chargée ne peut les retenir, ou bien, si ces pauvres gens les retiennent, qu'ils ne les savent que par mémoire et ne les entendent pas. C'est ce qui m'a pressé de parler dans ce chapitre des vérités fondamentales, et il serait à désirer que l'on en fit imprimer des feuilles, et que dans les livres du catéchisme il y en eut un discours séparé, qui put servir de premier et principal sujet d'entretien. Mais je supplie ici tous MM. les pasteurs et catéchistes de bien prendre garde que toutes les instructions chrétiennes ayant pour fin l'établissement du règne de Dieu et le salut des âmes, elles doivent être faites de telle manière, qu'en vérité elles puissent servir aux personnes qu'on enseigne de moyens salutaires pour arriver à une si heureuse fin. Ainsi, qu'ils ne se contentent pas seulement de les dire, de les annoncer, de les apprendre par mémoire, mais qu'ils en impriment fortement la connaissance et qu'ils en découvrent les suites qui sont infinies.

Voici à peu près ce qui doit faire avant toute chose la

matière des instructions chrétiennes, qui, pour arriver à leur fui, doivent tendre à éclairer Tàme par la foi, des vérités au moins principales de la religion , et porter, avec le secours de la grâce de Dieu , la volonté à pratiquer ce qu'elles commandent.

La première vérité dont la connaissance est nécessaire, est la foi d'un Dieu en trois personnes, le Père , le Fils et le Saint-Esprit. S'il suffisait do réciter seulement cette vérité par mémoire , l'on pourrait dire qu'il y a peu de chrétiens dans les campagnes qui l'ignorent présentement. Je dis peu, car on en trouve quelques-uns qui ne le savent pas môme par mémoire; mais je prie de considérer ici un ahus qui est plus commun que je ne puis dire, et dont je ne puis me lasser de parler : c'est pourquoi, malgré que déjà je l'aie remarqua plusieurs fois, je me sens obligé de m'y arrêter ici très-particulièrement, et cet abus est que l'on se contente d'apprendre par mémoire les vérités de notre sainte religion , sans en donner l'intelligence. Cependant, c'est un aveuglement qui fait pitié et qui est même contre le sens connnun ; car, ainsi que nous l'avons dit, est-il question d'apprendre aux hommes raisonnables les vérités, comme l'on ferait à des oiseaux? J'apprendrai à un perroquet, qu'il y a un Dieu en trois personnes, et ce perroquet répétera ces paroles cent fois dans un jour. Je les apprends à un homme; et, si je ne lui en donne l'intelligence et qu'il me les répète seulement, qui le distinguera de ce pauvre animal? Je prie ici les personnes savantes , que les grandes occupations pour l'étude arrêtent ordinairement dans leur cabinet, de ne pas se persuader que cet abus dont nous parlons soit rare; la longue et continuelle expérience que nous en avons depuis bien des années ne nous laisse aucun lieu d'en douter. Combien de fois s'est-il trouvé des personnes qui nous faisaient de belles et solides réponses sur les plus

grandes vérités de la foi, qui, ne les sachant que par mémoire, en étaient d;ins la dernière ignorance? Nous ne parlons pas seulement des enfants qui ont l'usage de raison, mais des gens de quarante et de cinquante ans.

Nous avons trouvé des enfants, qui, ayant Tusage de raison, je dis même fort éclairés dans les choses naturelles, et nous ayant Lien répondu sur les choses du catéchisme, et interrogés par nous lequel ils aimaient mieux de Dieu ou de leur père, nous répondaient naïvement qu'ils les aimaient également, ou bien qu'ils aimaient mieux leur père. Nous apportons un exemple d'un grand nombre que nous pourrions citer; et, je le répète, c'est ce qui nous est arrivé aussi à l'égard de personnes trèsâgées, quoiqu'on d'autres sujets. Il est très-vrai qu'il y a un grand nombre d'enfants qui ont l'usage de raison (nous ne parlons que de ceux-là) qui, disant et redisant qu'il y a un Dieu en trois personnes, en parlent sans aucune estime, et comme s'ils avaient appris qu'il y a trois arbres dans leur jardin. 11 y a grand nombre de personnes ignorantes qui en ont une si basse idée, qu'en connaissant Dieu, l'on peut dire qu'elles ne le connaissent pas. Mais, ô mon Dieu ! que faisons-nous? Cet enfant qui a l'usage de raison, peut-il être sauvé, s'il n'aime Dieu? Peut-il l'aimer sans le connaître ? Est-ce le connaître que de lui égaler ou préférer une créature? Les savants connaissent l'opinion de l'angélique docteur saint Thomas, qui estime que l'on est obligé, sous peine de péché mortel, de se tourner vers Dieu par un acte d'amour, dès les premiers moments de l'usage de raison. Cette opinion n'est pas généralement suivie, et plusieurs savants sont dans un sentiment contraire. Mais y a-t-il quelque docteur qui doute que l'on ne doive pas connaître Dieu et l'aimer pour être sauvé, quoique peut-être l'obligation précise ne soit pas dès le premier moment de l'usage de raison?

n. M. BOUDON. 41

Comment donc un pasteur prétend-il mettre Tàme d'un enfant raisonnable dans la voie du salut , si au moins il n'a la connaissance des premières vérités , et surtout de Dieu et de Jésus-Christ , s'il ne les sait que comme les perroquets les peuvent apprendre? Que messieurs les visiteurs y veillent. Mais j'ai quelquefois trouvé des paroisses dans lesquelles un grand nombre d'enfants répondaient à merveille, avec joie pour ceux qui les écoutaient, sur toutes les questions du catéchisme, et cependant ils connaisssaient à -peine Dieu. Le Dieu que nous adorons est-il servi seulement par apparence? Sa religion consiste-t-elle en des paroles articulées seulement? N'est-il pas le Dieu de vérité ! Nous ne blâmons pas que l'on apprenne par mémoire , mais de ce que l'on s'en tient là. Après tout, souvent un visiteur ayant ouï ces réponses par mémoire, s'en va satisfait ; et dans le fond , Dieu n'est pas connu dans ces lieux ; et comment y serait-il aimé ? J'ai trouvé un plus grand nombre de fois que je ne puis dire, des personnes âgées qui m'ont répondu, non pas par surprise, mais par défaut de lumières, qu'elles aimaient autant la très-sainte Vierge que Dieu ; quelques-unes m'ont dit, plus que Dieu. Je demande si ces personnes ont une véritable connaissance de la Divinité. Je ne rapporterai pas les sentiments pitoyables qu'en ont plusieurs personnes du simple peuple ; mais que l'on ne s'étonne pas si je parle de cet abus; j'en parle, parce qu'il y va de l'intérêt de mon divin Maître et du dernier danger de la damnation éternelle où sont les âmes. Hélas! on va à la Chine , on va dans le Japon pour y enseigner les vérités chrétiennes ; et ces voyages apostoliques tendent à acquérir de nouveaux empires à Jésus-Christ, et ainsi il n'y a rien qui lui soit plus glorieux : mais ne laissons pas les pauvres âmes qui sont à nos portes ; que ceux qui doivent les veiller par toutes sortes de devoirs ne les négligent

pas. Il est vrai qu^il y a plus d'instruction que jamais; cependant il est vrai qu'il y a bien de l'ignorance, bien des sujets d'exercer le zèle des bons pasteurs et catécliistes.

Leur grande application doit donc être à faire connaître Dieu^ non-senleraent en faisant apprendre quelques lignes du catéchisme qui en parlent, et que trèssouvent l'on n'entend pas; car, par exemple, après que le simple peuple a bien répondu que Dieu est le premier principe, qu'on lui demande s'il n'y avait rien avant Dieu, s'il a toujours été, il ne saura que penser et que répondre. ïl est donc nécessaire de raisonner avec lui , selon la capacité de chacun , comme il a été remarqué dans le chapitre précédent. Il faut donner une haute estime de Dieu, faire connaître ({u'il a créé toutes choses, la dépendance absolue que nous en avons ; qu'il n'y a rien de semblable à lui ; que la très-sainte Vierge, dont il faut beaucoup lui recommander la dévotion, tient tout ce qu'elle est de lui ; qu'il n'y a point de comparaison entre Dieu et elle. Ceci est à remarquer; car, comme dans la plupart des catéchismes on n'en dit rien , ainsi on n'en parle pas. Il serait à désirer que l'on fit des instructions , tantôt sur la toute-puissance de Dieu, tantôt sur son immensité, quelquefois sur la grandeur infinie de ses perfections et sur tous ses attributs. Certainement la connaissance que l'on a de la grandeur suradorable de cet être infini est si basse^ que Ton ne peut trop travailler à en insinuer une haute estime par toutes sortes de voies possibles.

Dans la connaissance que l'on donne du mystère de la très-sainte Trinité, il faut bien inculquer que ce mystère ne peut pas être compris, et qu'ainsi, quand l'on dit qu'il y a un Père dans les trois personnes divines, il ne faut pas s'imaginer que ce Père éternel est comme les pères de la terre, où son Fils comme les enfants des hommes ;

que le Père n'a point précédé le Fils, que le Fils est égal au Père, que toutes les trois personnes sont égales ; qu'il ne faut pas penser ni dire que le Père, le Fils, le Saint- Esprits sont trois dieux qui n'en font qu'un, comme souvent le peuple grossier dit ; mais que ce sont trois personnes qui sont un seul Dieu. On peut leur apporter quelques comparaisons, pour leur ôter l'erreur de l'esprit, quoiqu'elles soient bien éloignées de la grandeur incompréhensible de ce mystère. Par exemple, dans un cierge qui brûle, il y a la cire , la mèche et la lumière : ce ne sont pas trois cierges qui n'en font qu'un, mais ces trois choses sont un cierge.

La connaissance du mystère de l'incarnation est encore très-nécessaire : ainsi, il leur faut expliquer et prendre garde à leur bien faire entendre que Jésus-Christ est Dieu et homme; qu'en tant que Dieu, il n'a jamais eu de commencement ; que c'est lui qui a donné l'être à sa trèspure Mère, qu'il l'a faite tout ce qu'elle est ; qu'en tant que Dieu, il ne peut ni souffrir ni mourir; qu'il est vrai qu'un Homme-Dieu a souffert, est mort pour nous ; mais c'est en son humanité sainte que ces choses se sont passées ; que Dieu est un très-pur esprit et impassible, qui a bien voulu par un excès de charité inestimable se faire homme, c'est-à-dire prendre un corps et une àme dans les entrailles d'une jeune Vierge, âgée environ de quinze ans, qu'il a comblée à ce sujet de grâces et de bénédictions ; qu'il pouvait bien choisir une autre créature pour opérer ce mystère, s'il eût voulu ; que l'on entend par la mort de ce Dieu-Homme, la séparation de l'âme qu'il a prise d'avec son corps ; mais que ladivinité est incapable de souffrances et de mort. La dernière ignorance où sont plusieurs personnes de la campagne , à l'égard de ces vérités, demande que l'on s'applique avec soin , non-seulement à leur faire dire que Jésus-Christ est mort en tant qu'homme,

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et non pas en tant que Dieu, mais à leur faire concevoir le sens de ces paroles.

De plus, on doit Ifeaucoup s'appliquer à faire connaître le grand mystère du très-saint sacrement de l'autel aux personnes qui communient il y a longtemps, et à celles que l'on doit préparer à la réception de cette communion vivifiante du corps d'un Dieu.

Nous parlons môme des personnes âgées, car on en trouve plusieurs qui s'approchent de la sacrée table de Notre-Seigneur Jésus-Christ, sans savoir ce que c'est au fond. Ce malheur a deux causes : la première vient du déiaut d'instruction ; la seconde, de ce que l'instruction n'a pas été bien faite : l'on s'est contenté de faire apprendre quantité de choses touchant ce mystère, sans les faire concevoir. Je supplie toutes les personnes qui instruisent pour la première communion de faire attention à cette remarque, de veiller à ce que ces jeunes gens conçoivent une haute estime pour ce mystère adorable, du Dieu de toute grandeur qui y est renfermé, et qu'ils entendent ce qu'on leur en dit. Une des choses dont on doit les instruire, c'est que le corps d\in Dieu qui y demeure véritablement, y demeure caché; que les espèces qui paraissent ne sont pas ce corps adorable, mais qu^il y demeure voilé; qu'il a tant de beautés et de gloire, que nos yeux n'en pourraient pas supporter l'éclat, qui est plus brillant un million de fois que cent mille soleils.

Cette remarque est encore nécessaire, à raison du peuple ignorant qui s'imagine , comme nous l'avons vu plusieurs fois par notre propre expérience, que ce qu'il voit dans la divine eucharistie, la blancheur des espèces et le reste, est le corps de Notre-Seigneur; et ensuite il ne faut pas s'étonner du peu d'estime et du peu de respect qu'il a pour ce corps adorable. 11 ne lui faut laisser aucun doute qu'il ne soit très-réellement et très-véritablement

SOUS les espèces ; mais qu'il y est caché, lui faisant voir, pai l'induction des exemples familiers, que les choses ne laissent pas d'être, quoiqu'elles ne soient pas aperçues, par exemple, Tàme dans le corps. Ici je désirerais que Ton donn-ât avis aux honnes gens, qui, en montrant les images de Noire-Seigneur à leurs enfants, leur disent que c'est le hon Dieu ; qu'ils leur fissent connaître que Dieu est bien autre chose que ces images, et qu'il n'y a rien en ce monde qui lui soit semblable en beauté et en grandeur. J'insiste sur ces choses, parce que le défaut de connaissance et d'estime à l'égard de la divinité est trèsgrand; et l'on y doit apporter tout le remède possible.

Nous avons dit que ce serait un excellent moyen de faire plusieurs discours du catéchisme sur les divins attributs ; et un prédicateur qui en ferait le sujet d'un Avent dans les villes contribuerait beaucoup à annoncer, pour parler avec l'Apôtre, le Dieu inconnu; car en vérité, en vérité, il est très-peu connu, même parmi les personnes éclairées, dans sa toute-puissance, dans son immensité, dans son éternité, dans sa justice et dans son amour.

Ensuite de l'instruction des vérités, il faut apprendre l'immortalité de l'âme ; qu'il y a une éternité de gloire et une éternité de peines ; qu'il y a un jugement dans lequel les bons seront récompensés de la gloire éternelle, dans lequel les méchants seront condamnés à des peines dans l'enfer, qui ne fuiiront jamais ; qu'un seul péché mortel suffit pour rendre une personne digne de l'enfer. Il est bon de remarquer à ce sujet qu'il est très-à-propos de bien enseigner la différence des péchés mortels et véniels, parce que le simple peuple et les enfants qui ont l'usage de raison n'y mettent point de différence, s'ils n'en sont instruits, croyant offenser Dieu notablement dans les fautes vénielles, et péchant ainsi contre leur conscience, font des péchés mortels en des choses où il n'y a qu'une offense

légère. Pour ce sitjet, j'ai de la peine à entendre dire si souvent aux enfants qu'ils seront damnés, quand ils se laissent aller à de Jégers mensonges et à d'autres fautes semblables. Le Dieu que nous adorons est le Dieu de vérité, et il n'a pas besoin que Ton se serve de faussetés pour porter à son service, sous prétexte que cette manière d'agir sert à intimider; mais le grand mal qui en arrive, comme nous venons de le dire, c'est que l'on sert d'occasion à des péchés très-notables. .l'ai connu des enfants qui m'ont assuré, dans un âge plus avancé, avoir fait grand nombre de péchés mortels en des fautes vénielles, parce qu'ils croyaient que c'étaient de grands péchés de la manière qu'on leur parlait ; cela n'empêche pas qu'on ne leur donne horreur du mensonge et des plus petites fautes ; mais en même temps, on ne laisse pas de leur faire voir que l'on n'est pas cependant damné pour le mensonge léger et autres péchés semblables.

Il faut également instruire du sacrement de pénitence et de la manière de se bien confesser, et surtout de la nécessité de ne celer aucun péché notable ; d'avoir un véritable regret de ses offenses, particulièrement de l'obligation étroite où l'on est d'être dans une sincère et ferme résolution de ne plus retourner au péché, avec le secours de la grâce de Dieu. Il faut enseigner fortement le malheur éternel qui arrive du défaut de ces conditions d'une bonne confession. Il faut faire voir que les personnes qui sont dans l'habitude de commettre de grands péchés, y tombent facilement, particulièrement les impudiques, les vindicatifs et ceux qui retiennent le bien d'autrui. Les confesseurs doivent bien prendre garde à ne pas donner l'absolution à toutes ces personnes, si les impudiques n'ont quitté les occasions de leurs crimes, si les vindicatifs ne se sont véritablement réconciliés, si les injustes n'ont restitué le bien qui ne leur appartient pas, à moins

que l'impuissance véritable ne les en excuse. On doit instruire des remèdes aux mauvaises confessions, de la nécessité dans ce cas d'une confession générale, à laquelle il est bon même d'exhorter tout le monde, au moins une fois dans la vie. Pour en faciliter les moyens, il faut tàcber de faire venir quelques confesseurs extraordinaires, capables, zélés, qui instruisent des moyens de bien faire ces confessions générales, et qui aident les bonnes gens, lorsqu'elles les font, en les interrogeant sur tous les péchés principaux avec prudence et discrétion ; ou au moins si on ne peut faire venir des confesseurs extraordinaires, leur en indiquer dans les villes ou autres lieux circonvoisins. Gomme l'expérience des missions fait voir qu'il y a un grand nombre de personnes qui se damnent pour n'oser dire certains péchés dont elles ont honte de s'accuser aux confesseurs qu'elles voient tous les jours, le grand remède est d'en donner qu'elles ne connaissent pas ou qu'elles voient rarement. Il y a de très-sages prélats qui, dans cette vue, ont -donné liberté quatre fois l'année à tous leurs diocésains de se choisir tel confesseur qu'ils voudront du nombre de ceux qui sont approuvés ; et ils ont donné cet ordre, à l'imitation de celui du dernier concile général, à l'égard des religieuses. Certainement, qui voudra bien considérer les choses, verra bien qu'il y en a plus de nécessité à l'égard des peuples qui n'ont pas les lumières ni les secours des religieuses.

Enfin, l'on enseignera les prières et les moyens de bien prier, la dévotion à la très-sainte Vierge, au bon angCj au saint patron. On travaillera à faire en sorte que l'on fréquente comme il faut les sacrements de pénitence et d'eucharistie; car, comme nous l'avons dit, deux choses sont nécessaires pour le salut : la connaissance et la pra^ tique ; c'est pourquoi un véritable pasteur, pour s'acquitter de sa charge, doit donner ses soins à Tune ou à l'autre*

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