‹ Methode generale du catichisme v.2Chapitre 20 sur 65 · M. Doniox. 9o · texte numérisé non relu

M. Doniox. 9o

iruac majesté infinie, voulant se servir de la très-glorieuse vierge Marie, nous devons entrer dans sa conduite, et aller à lui par cette Vierge admirable, puisque sa divine volonté est que nous y allions. Il faut remarquer ici que c'est un grand défaut, même parmi plusieurs personnes spirituelles, de vouloir faire le bien sans considérer assez les moyens- que Dieu veut que nous prenions ; car enfin toute la perfection de l'homme consiste à faire ce ({lie Dieu veut et en la manière qu'il le veut.

Voilà le grand motif qui a obligé les saints Pères et les docteurs orthodoxes, conformément au sentiment universel de toute TÉglise catholique, à presser si puissamment toutes les âmes de se donner entièrement à la trèssainte Vierge, afin qu'elle nous présente et nous donne à Dieu par ses très-pures mains. Que n'ont-ils pas dit et que n'ont-ils pas fait pour établir sa solide dévotion ? Et c'est une doctrine constante parmi eux, que Dieu s'en sert pour sauver un nombre incroyable d'àmes : c'est pourquoi l'Église l'appelle la porte du ciel, Janua cœli. Elle l'appelle encore la Mère de la grâce. Mater gratiœ ; car elle est le canal sacré, dit le dévot saint Bernard , par lequel notre très-débonnaire Sauveur la fait couler en abondance sur ses fidèles serviteurs. De plus, elle la nomme la Mère de miséricorde. Mater misericordiœ, parce qu'il n'est pas possible, dit le saint homme Thomas à Rempis, qu'ayant engendré la miséricorde même, elle n'en soit toute remplie. Ah ! s'il est vrai qu'elle est la trésorière des grâces de Notre-Seigneur, et que son précieux et virginal cœur, après le cœur adorable de Jésus, est le plus doux, le plus obligeant, le plus charitable et le plus miséricordieux des cœurs, ce qui nous doit donner une confiance inestimable en sa maternelle bonté, n'avons-nous pas sujet de lui avoir une dévotion spéciale, pour obtenir, par son puissant crédit auprès de son Eils

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l>ion-aiiné, l'une des plus grandes g-iàces qu'il fasse à son l^^glise, qui est de kii donner de bons et zélés pasteurs, de bons et zélés supérieurs, qui, entrant en participation de sa divine charité, travaillent ei'fica cernent en sa vertu, à son imitation et dans son union, à donner la science du salut aux peuples, ayant pour modèle l'amour immense de ce Sauveur de tous les hommes, n'en détournant pas les yeux, le regardant dans toutes leurs fonctions pour l'honneur et la gloire d'un seul Dieu en trois ])ersonnes. le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Ainsi sftlt-il. Ainsi soit-il. Ainsi soit-il.

FIN DE BOI'lioN'.

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