CIRCULAIRES DE RENDIT XIV
i . Eu montant sui' ce siège notre premier soin tut de nous informer si, dans le diocèse et dans la cité, on enseignait aux enfants les premières vérités de la foi. Il nous fut répondu, ce que nous ne tardâmes pas à constater dans nos visites pastorales, que dans toutes les paroisses du diocèse le catéchisme se fait régulièrement au moins le dimanche, tandis que dans notre cité bon nombre de curés oublient totalement ce devoir de leur charge, à tel point que les enfants soumis à leur juridiction sont réduits à chercher ailleurs les premières notions de la religion. Nous avons rencontré des curés qui ne catéchisent uniquement que des filles rassemblées sans distinction de paroisses, tandis que d'autres se livrent exclusivement à l'instruction des garçons, même de ceux qui ne sont pas leur paroissiens :
l. Vix in liane sedeni pervcnimus, slatim ililigentcr inquirenduin diiKimus, an lltlci rndimenta in civitate ac diœccsi pueri docerentur. Signilicatum fuit, quod nos ipsi parochias invisentcs pcrspcxiinus. Iioc iustitutuni pcr univcrsam diaBccsini doujinicissaltem diebus ol)servan. In nrbe voro a pluriniis parochis nunqnam hoc ninnus cxorccri : puel'osque illis subjcctos alio se conferre, ut cbristiana catechcsi pcrliciantur. Deprehondimus etiam aliquos parochos institnendis iinice pucllis,
2iî MÉTHODE GÉ.NÉRALE DE CATÉCHISME.
ce qui est évideiiiineiit contraire aux prescriptions du concile de Trente
H. Plusieurs fois déjà nous avons clairement démontré, à tous les curés réunis à cet effet, que le concile de Trente et les usages de Home et des autres grandes villes condannient également et les curés qui s'affranchissent entièrement de l'obligation de catéchiser les enfants de leurs paroisses respectives, et ceux qui, ne catéchisant que les filles ou que les garçons, les font venir à eux des autres paroisses. Nous les avons entendu, mais non sans une vive douleur, nous objecter avec raison la multiplicité des occupations d'un ministère auquel ils ne peuvent faire face, et la nécessité d'être sans cesse accessibles à la foule qui les réclame. Cependant, nous l'avouerons franchement, c'est avec une joie bien vive que nous avons reconnu que presque tous les curés sont désireux et résolus de remplir exactement, et dans tous leurs détails, les obligations de leur charge; d'établir des catéchismes réguliers pour les filles et pour les garçons, afin de les former tous à la vie chrétienne
cliam qucï! ilivorsis parochiis adscikc sunt, alios vero puoris similiter imbueiuiis curam soiiu-n impcnderc. Id saiic a concilii ïridentini scntciitia maxime alienum verebamur
8. Sa^pius in cumdem locum coiivcncrunt univcrsi, (juibus clarc ostendimus a concilio Tridentiuo, et Romœ consuctudiiic, aliarinn(|uc pncstantiuni civitatuin iiiorc prorsus alienum essc^ quod aliqiii parocbi ab instituendis piieris omnino liberentur; alii vcro feminis taiitummodo, alii maribus cdocendis constituantur, qui alicnis eliam parochiis adnumerati sunt. Qui sanc, non sine animi nostri luœrore, se impares ferendo gravissimo oneri^ hominumque multitudini, qu<e ad ipsos confluit, testati sunt. Ing'cnuc tamen latemur maximam ex co vokiptatem pcrcepiesc, quod ferc omnes ad suscipiendas implendasque sui muncris partes incensos paratosque cognovimus, ut pueros loeo a feminis separalo, vel in eadem parochia, sive distinctis locis ad cliristianam leçem informarcnt