‹ Méthode lexicologique. ABC du style et de la composition; petits exercices pour amener insensiblement les élèves à rendre leurs pensées; synonymie des mots; propriété des mots;Chapitre 20 sur 101 · LES DUELLISTES · texte numérisé non relu

LES DUELLISTES

Vélève remplacera les mots en italique par leurs synonymes, de manière que le sens soit le moins possible altéré.

Le roi de Suède, Gustave-Adolphe, l'un des héros de la guerre de Trente ans , considérait les duels comme l'anéantissement de la discipline. Dans le dessein de détruire cet usage sauvage, il avait prononcé la peine capitale contre tous ceux qui iraient sur le terrain. Quelque temps après que cette loi eut été portée, deux officiers supérieurs qui avaient eu quelques démêlés ensemble, demandèrent au roi l'autorisation de vider leur querelle Vépée à la main. Gustave fut d abord outré de la proposition ; il y adhéi^a cependant ; mais i\ ajouia {\\x\\ entendait être témoin du combat, dont il indiqua l'heure et le lieu. Le jour venu, il s'y rend avec un corps d'infanterie qui entoure les deux champions; puis il fait venir le bourreau, et lui dit : « Ces deux hommes vont se battre; dès qu'i7 y en aura un de tué, coupe devant

moi la tête à l'autre. » A »:es paroles, les deux officiers restèrent quelque iem\^s interdits; mais bientôt reconnaissmit la faute qu'ils avaient faite, ils ^e précipitèrent aux }yicds du monarque, en sollicitant son pardon, et en se promettant Tun à l'autre une éternelle amitié.

97® exercice

l'habit du duc de fronsac

Célcve remplacera les mots en italique par leurs synonymes, ae manière que le sens soit le moins possible altéré.

Le duc de Fronsac, fils du maréchal de Richelieu, sortait un jour de l'Opéra avec un habit superbe. Il plut à deux fripons de lui en enlever les pans, sans qu'il s'en doutât. M. le duc, au sortir du spectacle, va dans un cercle; tout le monde sourit en le voyant; il en demande la cause; on lui fait remarquer que son habit est sans basques, et il sort. Le lendem.iin, un homme convenablement vêtu vient de grand matin à l'hôtel du duc, et il demande instamment à parler au duc en personne. On éveille M. de Fronsac, on introduit l'inconnu, qui lui dit : «Monseigneur, je viens chez vous, au nom de M. le lieutenant de policé, qui a été instruit de ce qui vous est arrivé hier à l'Opéra. U vous prie de me reinettre V habit dont les liions ont coupé les basques. Il sera bon, à la découverte des voleurs, de les confondre sur-le-champ, en ajustant les basques avec l'habit. » Le duc, fort content de Vactivité de la police, tait remettre à l'instant son habit mutilé, sans soupçonner qu'il était dupe d'une nouvelle friponnerie des coupeurs de basques, qui avaient pensé sans doute qu'une fraction ne vaut pas rentier.

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