‹ Méthode lexicologique. ABC du style et de la composition; petits exercices pour amener insensiblement les élèves à rendre leurs pensées; synonymie des mots; propriété des mots;Chapitre 22 sur 101 · UN PARRAIN IMPROVISÉ · texte numérisé non relu

UN PARRAIN IMPROVISÉ

Uélève remplacera les mots en italique par leurs synonymes, de mmdère que le sens soit le moins possible altéré.

Dans le premier voyage que fit Joseph II en France, incognito, il s'arrêta hune poste qui se trouvait, au moment

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de son appantion, dépoumme de cbevnux. Le maître de poste pria V étranger y qui lui était inconnu, d'avoir un peu de patience , confessant qu'il avait disposé de ses chevaux de relais pour aller chercher quelques parents et amis, invités à venir au baptême d'un fils. L'empereur, en s'entretenant avec cet homme, lui reconnut du bon sens et du patriotisme, îl se proposa pour être parrain. Le maître d^ poste, éton7ié de la proposition, l'accepta pourtant et préfé'fi ïinconnu pour compère, à son cousin le fermier, auquel ce rôle avait été réservé. On se rend à l'église; on commence la cérémonie. Le prêtre demande au parrain comment il se nomme. «Joseph. — Le nom patronymique? — Comment? je croyais que celui de Joseph suffisait. — Non, monsieur. — Eh bien, mettez Joseph II, empereur d'Allemagne. » Le curé et les assistants restèrent interdits. Le maître de poste tomba aux pieds du prince, qui le releva avec bienveillance, lui fit un don très généreux, et promit de ne pas perdre k souvenir de son filleul.

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LE VISIR DISGKÂGIÉ

L* élève remplacera les mots en italique par leurs synonymes, de manière que le sens soit le moins possible altéré.

Un schah de Perse venait, dans un accès de colère, de déposer son grand visir et de lui donner un successeur. Pour toute consolation de sa disgrâce, il lui accorda de choisir un lieu de retraite où il pût profiter en paix, lui et sa famille, des biens qu'il tenait de la munificence du souverain. « Je n'ai pas besoin , dit le visir, de tous les biens dont Votre Majesté m'a comblé; je la srippUe de les reprendre.

et je lui demande avec instance de m'indiquer un village pauvre et désert que je puisse rétablir par mes soins et mon industrie. » Le roi commanda que Ton cherchât un village tel que le désirait le grand visir; mais ceux qu'il avait investis de cette mission vinrent lui rapporter qu'ils n'en avaient pas rencontré un seul. « Je savais bien, dit le visir, qu'il n'existait pas un seul endroit ruiné dansleprvys dont l'administration m'avait été remise. Le but de ma demande était de forcer Votre Majesté à se convaincre ellemême de l'état florissant dans lequel je lui rends le pays. Je désdre qu'elle trouve un ministre qui puisse se rendre le même témoi^na^e. »

Sf « EXERCICE

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