LES DEUX ENSEIGNES
L'élève remplacera les mots en italique par leurs synonymes^ de manière que le sens soit le moins possible altéré.
Un barbier de je ne sais plus quel endroit, dont le talent consistait à faiie la barbe et à tailler les ciieveux, avait eu ridée y pour achalander sa boutique, dépeindre, sur une énorme enseigne, un homme qui se noyait. Un nageur bienfaisant va pour le tirer du perfide élément, et croit le sauver en le prenant par les cheveux; mais il ne lui reste à la main qu'une perruque, et le pauvre diable descend au fond de l'eau. Aussi l'enseigne portait-elle en c^ros caractères : a Au désavantage des perruques! w
L'exemple était trop juste pour qu'il ne produisît pas l'effet désiré. Un barbier du même endroit, qui faisait, lui; des perruques, v(»yant tous les amaleurs terrifiés courir 'l son confrère le tondeurg se hâta de fabriquer aussi une eci-
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seigiie parlante. 11 y fit représenter Absalon mourant iu:croché aux branches d'un arbre, autour desquelles ses cheveux s'étaient entortillés^ et il écrivit au-dessous ces mots : « S'il avait eu une perruque! »
L'histoire ne dit pas quelle fut Vissue de cette lutte originale. A en juger par le présent, les perruques perdirent le procès. Leur tour pourra revenir. Fatience! la mode a opéré tant d'auti-es miracles!