DE LA VANITÉ
U élève remplacera les mots en italique par leurs synonymes^ de manière que le sens soit le moins possible altéré. II n'y a point de folie plus commune que la vanité.
«ÏWONYMIE DES MOTS 33
quoiqu'il n'y ait rien qui donne un caractère plus ridicule. Nous commençons d'abord à trouver que nous valons bien les autres; cette bonne opinion de nous-mêmes va sans cesse en progressant; bientôt nous nous estimom à la plus haute valeur, et quiconque oserait révoquer en doute la justesse de notre évaluation , nous choquerait vivement ; nous croirions qu'on fait outrage à notre personne, ainsi qu'à la raison et au bon sens. Il est d'autant plus difficile d'échapper à cette faiblesse, que nous nous imaginons le plus souvent qu'elle nous vient d'une bonne cause : nous discernons mieux le véritable mérite, nous sommes moins aveuglés par les intérêts matériels, par les préjugés que ne l'est la multitude. Mais que d'affronts il nous faut souffrir, lorsque, chaque jour, nous nous voyons jugés d'une manière qui nous parait si injuste ! La louange est un bien qu'on ne s'arroge point par la violence ; celui qui y aspire doit se couvrir des dehors de l'humilité et de la modestie ; s'il offense ses juges par des airs hautains et présomptueux, il est presque certain de perdre sa cause.
âf EXERCICE
COMMENT LES ROIS d'aNGLETERRE PRIRENT LE TITRE DE ROIS DE FRANCE.
L'élève remplacera les mots en italique par leurs synonymes, de manière que le sens soit le moins possible altéré,
Jacques Arteveld, brasseur de bière à Gand, homme d*un génie supérieur à son état, avait acquis un grand pouvoir en Flandre et avait fait révolter les villes principales contre leur comte. Celui-ci s'était réfugié en France, et Philippe lui avait donné sa parole de le rétablir.
La crainte d'être vaincus par les Français porta les Flamands et leur chef à former alliance avec le grand ennemi de la France, le roi d'Angleterre. La Flandre offrait un grand avantage à celui-ci, qui pouvait y réu/iir son armée et se ménager ainsi une entrée dans la France. Mais un scrupule fensa rompre cette ligue qu'un intérêt commun avait fait conclure. Les Flamands avaient juré de ne point porter les armes contre le roi de France, et ils s'étaient môme soumis à payer deux millions de florins à la chambre apostohque, s'ils violaient lem engagement. Arteveld mi;erî.^a un expédient pour lever ce scrupule, ce fut d'engager Edouard à prendre le titre de roi de France. Le roi d'Angleterre rejeta d'abord ce moyen comme puéril; mais son conseil, après de mûres réflexions, décida que c'était le meilleur parti à prendre. Edouard, comme le fait remarquer M. de Sainte-Foix, aurait pris le titre de messie, s'il avait eu besoin des Juifs.
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