‹ Méthode lexicologique. ABC du style et de la composition; petits exercices pour amener insensiblement les élèves à rendre leurs pensées; synonymie des mots; propriété des mots;Chapitre 30 sur 101 · LE CLOU · texte numérisé non relu

LE CLOU

Vélève remplacera les mots en italique par leurs synonymes, de manière que le sens soit le moins possible altéré,

Cn villageois sella son cheval pour se transporter à la ville. 11 s'était bien aperçu qu'il manquait un clou à l'un des fers; mais il avai» hâte de partir, et il s'était dit : « Bah! un clou de plus ou re moins, cela ne fait rien, n et il s'était mis en route. Au milieu du chemin, le cheval perdit un fer. a S'il y avait un maréchal par ici , dit-il , l'accident serait bientôt réparé; mais puisqu'il n'y en a pas, mon cheval achèvera tout aussi bien le voyage avec les trois fers qui lui restent. » Cependant les pierres du chemin blés-

sèrent Tanimal, qui se mit à boiter. Un peu plus loin, deux bandits s'élancèrent d'un épais taillis pour voler notre homme. Monté sur un cheval boiteux, il ne put fuir assez vite, les voleurs l'atteignirent et lui prirent son cheval, avec son porte-manteau et tout ce qu'il renfermait. Obligé de regagner son logi^ à pied et après avoir tout perdu, il se disait tristement : « Non, jamais je ne me serais figuré que, faute d'un clou, je perdrais mon cheval. »

Sék'^ EXERCICE THAIT d'amour filial

L'élève remplacera les mois en italique par leurs synonymes^ de manière que le sens soit le moins possible altéré.

Duras, officier de fortune du régiment d'Auvergne, aA)ait pris naissance à la campagne et avait pour père un simple paysan. Par son mérite et sa bravoure, ce militaire était parvenu à une position très honorable, qu'il occupait avec distinction. Son père étant allé le voir à l'armée, en sabots et en costume de paysan. Duras le conduisit chez son colonel, et n'eut pas un seul instant la pensée de cacher son obscure naissance. Le roi eut connaissance de ce fait, et ravi de la manière dont ce guerrier, que l'on croyait descendu de la noble famille des Duras, avait reconnu et honoré son père malgré la position obscure dans laquelle il se trouvait, il manda le fils à la cour, le reçut favorablement et lui présenta la main , en lui disant d'une manière gracieuse : « Duras, % suis très satisfait de voir aujourd'hui le plus honnête homme de mon royaume. Je vous assigne une pension de raille écus; mariez-vous,}' 'durai soin de vos «nUinîs :

VOUS méritez d'avoir une postérité à laquelle vous puissiei laisseï' votre nom et vos vertus, »

4ft^ EXERCICE FIDÉLITÉ A SON PRINCE

L'élève remplacera les mots en italique par leurs si/nonymes, de manière que le sens soit le moins possible altéré.

Durant les orages de la Ligue, Nicolas de Novion de Blancinesnil, alors président à mortier, fut mis en prison par la faction des Seize. Il avait gagné l'estime du duc de Mayenne, q ui revint à Paris peu de temps avant l'époque marquée pour le jugement du captif, et qui, ayant connu comment les factieux s'étaient comportés à l'égard d'un homme si vertueux et si vénérable , alla lui-même rompre ses liens et le faire sortir de son cachot. « Monseigneur, lui dit Blancmesnil, avec une noble fermeté, je vous suis redevable de la vie; mais j'ose encore attendre de vous une nouvelle grâce. Permettezmoi de me rendre auprès de Henri IV, qui est le seul que je regarde comme mon souverain. Toujours je me rappellerai que vous êtes mon bienfaiteur; mais jamais je ne pourrai vous appeler mon maître. » La fidélité de ce zélé serviteur attendrit le duc de Mayenne; il l'embrassa et lui pei ujit d'aller où il voudrait.

é.%^ EXERCICE

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