LE CURÉ CANTONNIER
Vélève remplacera les mots en italique par leurs synonymes^ de manière que le sens soit le moins possible altéré.
La petite commune de V... a été Van passé bien vivement émue d'un nouvel acte de bienfaisance de son digne pasteur, lequel^ non content de donner le pain matériel aux pauvres, tient chaque jour une école gratuite pour verser les trésors de Tinstruction dans Vâme de ses plus jeunes paroissiens. Un pauvre cantonnier, seul appui d'une nombreuse famille, venait A' être atteint d'une pneumonie qui menaçait de durer longtemps, et de laisser sans pain sa femme et ses trois enfants. M. le curé voyant le désespoir du pauvre malade, conçut alors la généreuse pensée de faire la tâche du cantonnier, afin qu'il n'éprouvât aucune réduction lorsqu'il toucherait son mois. Mais la charité est éfpidémique, et les écoliers voulurent imiter le maître. Durant deux jours et par un temps affreux y le maître et les élèt^es travaillèrent avec une ardeur infatigable ; les plus grands traînaient la brouette, les petits étendaient les pierres sur la route f et les voyageurs, qui tous s'arrêtaient pour contempler ces cantonniers d'une nouvelle espèce, ^'éloignaient tout émus. Le soir, la besogne accomplie, M. le curé réunis-sait à sa table ces jeunes ouvriers; la douce jo?>, qui suit toujours une bonne œuvre , régnait dans toutes ces âmes, et, à la fin du dernier souper y on prit rengagement de recommencer le mois suivant si le cantonnier n était pas encore guéri.
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ANECDOTE DU RÈGNE DE CHAHLES Xl\
L* élève remplacera les mots en italique par leurs synonymes, de manière que le sens soit le moins possible altéré.
Lorsque Charles XII fut vaincu par Pierre le Grand è Pultawa, trois paysans suédois donnèrent un exemple frappant de patriotisme. Aussitôt qu'ils eurent appm la défaite que leur roi venait d'essuyer^ et la détresse à laquelle il était réduit, ils amassèrent tout ce qui ne leur était pas absolument indispensable ^ meubles, vêtements^ orge, fourrage, bestiaux, et allèrent vendre le tout à la ville voisine. Un d'eux pre7id alors le montant de cette vente dans sa poche, monte à cheval et se hâte d*arriver au camp suédois : « Où est notre souverain ? s'écrie-t-il du plus loin qu'il reconnaît une sentinelle; conduisez-moi près de lui, que je lui parle. » Un officier cède à sa prière, et le conduit devant Charles XII. Le paysan s'agenouille, tire de sa poche deux rouleaux d*or, et les offre à son souverain , en lui exposant comment il avait recueilli cette somme. On dit qu'à ce récit Charles XII pleura : « Jamais, s'écria-t-il, mes nobles ne m*ont donné un pareil témoignage de dévouement. » Il proposa diU paysan de l'anoblir pour récompenser son patriotisme; mais celui-cijt)r^/eV(z rester dans V obscure condiiion où il était né et où se trouvaient ses vieux amis. Alors Charles XII fit rédiger sous ses yeux un acte qui déchargeait d'impôts, à perpétuité, le généreux villageois et ses deux voisins, et, comme gage de sa reconnaissance, il arracha trois poils de sa barbe et les fixa sous la cire du sceau dont l'acte fut revêtu.
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et ^ EXERCICE