PIÉTÉ FILIALE
L'élève remplacera chaque tiret par le mot que réclame l^ sens,
La scène — à la police correctionnelle. A l'appel de son — , un vieillard de quatre-vingt-deux ans se lève péniblement au milieu de la — , et, soutenu par sa fille, se — devant
ses juges. Son — est si léger et ses cheveux si — , que rhuissier n'ose pas lui montrer le banc des — , et le laisse se placer devant la barre du — . Aux questions du — , ^a fille répond d'une voix — : Mon père ne vous entend pas, messieurs, permettez-moi de — pour lui!
Le PRÉsmEisT. Votre père a été — devant nous pour avoir mendié et n'avoir pas de domicile.
La jeune fille. Que Dieu — à ceux qui vous ont dit cela, messieurs î Depuis que je suis — , et il y a déjà longtemps, mon père ne m'a pas — . Nous avons toujours — ensemble , et tant que je pourrai — , il ne sera à la — de personne. Il y a un mois, j'étais malade, nous n'avions pas
— ; mon père se — de grand matin et sortit. Le soir il rentra, vint — près de mon lit et — à pleurer. Je lui demandai ce qu'il avait ; alors il me dit qu'il était bien — d'être si vieux, qu'on ne voulait pas de lui pour — , qu'il s'était — pour rouler de la terre, et qu'on l'avait — . Il faudra donc que j'aille tendre — , me dit-il, car je ne puis te laisser mourir, — de secours. Je lui dis que je — mieux et que le lendemain je travaillerais. Mais, messieurs, je me
— d'une vaine espérance, et le lendemain j'étais plus — . Ce jour-là, mon père est sorti sans — . Une heure après, messieurs, on est venu — que des gendarmes l'avaient — pour avoir — la charité. S'il l'a fait, messieurs, ce n'était pas pour lui, c'était pour moi qui étais — , et si vous voulez — cette fois, je vous — qu'il ne le fera plus.
Après ces quelques mots, le tribunal — h peine le — du ministère public; et la justice s'inclinaiit devant la — , rend \ cette bonne fille son — père.
RÉCAPITULA nON.
Sytionyoïte et propriété des mots*
1194l« EXERCICE
l'honnête enfant fait l'honnête houme
Vélève remplacera les mots en italique par leurs synonymes, ck manière que le sens soit le moins possible altéré.
Les premiers jugements que nous formons sur une pei> sonne, pendant les années de collège , ne s^effacent guère dans notre esprit. Après avoir cessé de fréquenter un ancien camarade d'études, si nous le retrouvons dans le monde, nous le jugeons, sans nous en apercevoir^ d'après yopinion qu'il nous a donnée de lui dans son enfance; notre considération ou notre mépris, notre admiration ou notre dédain, notre affection ou notre haine , lui sont acquis d'avance suivant l'impression qu'il a laissée dans notre souvenir Les circonstances et l'âge auront en vain modifié depuis sa nature; l'impression qu'il a laite sur nous n'est point détruite^ et nous ne pouvons nous en affranchir.
lOr; •TNONYMIl
Iteft*" EXERCICE
SUITE
V élève remplacera chaque tiret par le mot que réclame le sens*
C'est chez nous désormais un — d'enfance, c'est quelque chose de — à ces goûts de nourriture, à ces — de vêtement, à ces formes, à ces idées que l'on prend dans l'âge des premières — , et qui — à notre être au point d'en faire partie. Les parents ne sauraient trop — à cette vérité, Tenfant devrait l'avoir -— devant les yeux. Sa conduite d'écolier a une — au'on ne lui suppose pas, c'est un surnumérariaî de la vie, ses — d'aujourd'hui seront ses concitoyens demain. Ses défauts ou ses vices ne lui sont pas seulement — pour le présent, ils lui — sa bonne ou sa mauvaise réputation dans le mondé : s'il veut que, plus tard, son existence soit facile et — , il faut que ^ dès — , il se conduise de manière à trouver partout à sa — des visages joyeux et des mains — . Écolier, il — les premiers fondements de sa — renommée; car, comme l'a dit quelqu'un avec une originaUté — : « L'honnête enfant est un honnête homme qui n'a pas — sa croissance. »
ItS'' EXERCICE
MONSEIGNEUR FAYET, ÉVÊQUE d'ORLÉANS, A LA BÉNÉDICTION d'uN CHEMIN DE FEK
Vélève remplacera les mots en italique par leurs synonymes, de manière que le sens soit le moins possihle altéré*
Que l'homme est grand, messieurs, et que l'auteur de 8on être Ta élevé par sa raison au-dessus de tous les ou-
IT PROPRIÉTÉ DES MOTf it7
VI âges sortis de ses mains! Il dompte toutes ic^wissances de la nature, 11 les maîtrise, il les rapprocherai:* les sépare selon ses besoins et quelquefois selon ses fantaisies. Iloi de la terre, il la couvre à son gré de cités, de villages, d' édifices, d*arbres et de moissons ; il contraint les animaux à la cultiver pour lui, a reconnaître son autorité y à le servir, à fe récréery ou à disparaître. Roi de la mer, il vogue en riant sur ses abîmes ; il pose des digues à sa furie ; il pille ses richesses et il commande à ses vagues écurnantes de transporter au loin les productions de son industrie ou de servir de voie à ses découvertes. Il est le roi des éléments; le feu, Tair, la lumière, l'eau, esclaves dociles de sa volonté dominatrice, se laissent emprisonner dans ses ateliers et ses manufactures, et même atteler à des chars qu'ils entraînent, coursiers invisibles , aussi rapidement que la pensée. Que de grandeur et de puissance dans une créature frai;ile qui ne vit qu'un jour et qui ne semble qu'un atome imperceptible au milieu de ce monde qu'il gouverne ! Mais cet atome a reçu une âme intelligente et raisonnable, il est animé d'un souffle céleste, et seul, entre toutes les créatures, il jouit de l'étonnant avantage de puiser la lumière au foyer de la lumière, et de briller comme un esprit au milieu des mondes qui ne brillent uue des terms reflets de la matière.
i9V« EXEHGICgi
SUITB
Vélhe remplacera chaque tiret par le mot que réclame le sem»
L'empire du monde lui a été —, parce que son Ame, plus grande que le monde, le contemple, le —, l'admire et Je mesure. La nature lui a été —, parce qu'il sait pénétrer la
108 STlfONTMIB
merveilleux — de ses lois, découvrir ses plus — secrets et lui arracher tous les trésors qu'elle renferme dans son — . Placé à cette —, Thomme devait y rencontrer une tentation périlleuse ; la tête pouvait lui — dans réblouissement de sa gloire, il pouvait oublier le — adorable qui l'avait fait si grand, et s'adrnirer, s'adorer lui-même comme le — et la source première dv3 sa toute -puissance. Mais la — divine s'est hâtée de le secourir dans ce — , en gravant dans son âme une loi de dépendance et — originelle dont il est — à l'orgueil lui-même d'effacer jamais la céleste — . Ainsi, la nature a reçu l'ordre de ne lui — ses secrets et ses trésors que d'une main — , l'un après l'autre, à la suite de pénibles travaux et de profondes — , pour lui faire — à chaque instant que si elle est obligée de — à ses désirs , elle cède moins à sa — qu'à ses fatigues , signe certain de sa dépendance. Ainsi point de progrès, point de — de l'homme qui ne soient en même temps une — sensible de sa puissance et de sa faiblesse, et qui ne portent le — indélébile de sa force et de son infirmité.