AUGURES ET PRESAGES
V élève remplacera les mots en italique par leurs synonymes y de manière que le sens soit le moins possible altéré.
La supej j^tition était si commune chez les anciens, que la vue d'un rat, le passage d'un blaireau pouvaient modifier les destins d'une nation tout entière. L'apparition soudaine d'une souris contraignit Fabius Maximus d'abdiguer la dictature, et le consul Flaminius, pour un motif aussi frivole, renonça au commandement de la cavalerie
ET PROPRIÉTÉ DES MOTS lOft
On administrait l'État sui* l'avis d'un poulet; on faisait [es lois, on décidait de la paix ou de la guerre d'après le cri d'un mouton ou les intestins d'un chevreau : le principe de la puissance léf;islative était dans les écuries et dans les basses-cours. Annibal conjurait un jour le roi Prusias de livrer bataille aux Romains; le monarque s'en défendit en disant que les victimes s'y opposaient : « C'est-à-dire, reprit Annibal, que vous préférez le conseil d'un poulet à celui d'un vieux général. » Claudius Pulcher, prêt à combattre les Carthaginois, et forcé par l'usage d'interroger l'augure, fit consulter les poulets. On vint lui dire qu'ils refusaient de manger. « Hé bien, répondit-il, qu'on les jette à la mer, et ils boiront. » Le mot était f:te'san^, mais il fallait gagner la batailley et Claudius ayant été vaincu, le peuple crut plus fortement que jamais au pouvoir mystérieux des augures.
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SUITE
L'élève remplacera chaque tiret par le mot que réclame le sens.
Beaucoup d'hommes célèbres ont eu la — de croire à l'influence funeste de certains présages. Tycho-Brahé — à la vue d'un lièvre et rentrait — s'il en apercevait un sur son chemin. L'abbé de Yoisenon — par-dessus tout la rencontre d'un capucin. Un jour qu'il était allé à la chasse sur un — fort giboyeux, il eut le — d'apercé voit un de ces malencontreux enfants de Saint-François. Dès — , il ne put — juste un seul coup ; et comme on se moquait de lui ; « Vraiment, messieurs, vous en parlez fort — ; vous n'avex pas, comme moi, rencontré un capucin, n Nous somm^ aujourd'hui un peu moins — que nos pères. Un tison qiM
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roule, uiie salière qui —, une araignée qui —, voilà à peu
près les seuls — de frayeur qui impressionnent encore les esprits les moins — . Dans tous les temps les hommeshabiles ont fait — à leur avantage ces — de la — humaine. Quand Scipion tomba, au moment où il — en Afrique, il eut peur que son armée — cet — d'une manière défavorable, et il — cette fâcheuse prévention en homme habile : 'c Dieu soit — , s'écria-t-il, je prends — de TAfrique. * Et ses soldats le crurent dès lors — par le ciel même et assuré de la victoire.
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