‹ Méthode lexicologique. ABC du style et de la composition; petits exercices pour amener insensiblement les élèves à rendre leurs pensées; synonymie des mots; propriété des mots;Chapitre 98 sur 101 · CARACTÈRE ET NATURE DES FLEURS · texte numérisé non relu

CARACTÈRE ET NATURE DES FLEURS

Vélcve remplacera les tirets par les mots que réclament le sens et les règles de la versification^

Qni ne croit reconnaître une — craintive

Bans cette délicate et — sensitive,

Qui, — sous nos mains son feuillage honteux,

De la douce pudeur offre — heureux ?

Enterrez dans un — contraire à la nature

Cette graine où déjà ■— une plante obscure :

D'abord, trompés tous deux, de — naissant

La — s'élève et le — descend ;

Mais bientôt, par un art que leur — devine,

Le sommet d'un --, de l'autre la racine,

En un — opposé se recourbant tous deux ,

—, l'un vers la terre, et l'autre vers les cieux.

Pour l'œil — il n'est point de prodiges ;

Le — des fleurs, des feuilles et des tiges,

Échappe à son dédain ; le —, mieux instruit ,

Les admire le jour, les — la nuit.

n — leurs penchants, leurs mœurs, leurs habitudôE

Il voit comme avec art — ses attitudes,

La feuille, en se tournant, — tour à tour

A la — rosée, à la chaleur du jour.

Et souvent , par instinct se — en gouttière,

Recueille avidement la — printanière.

CORRIGÉ DU DEVOia

Qui ne croit reconnaître une vierge, craintive Dans cette délicate et tendre sensitive,

IfilVRE DE l'ÉLÈVR

ted» EXERCICE

L'Z BAISER d'une MERE

V élève remplacera les mots en italique par des éqiiivaleyits, de manière que le vers soit conser:^

Tairne, après un beau jour, une nuit luîiiineusc, Et le ciel parsemé de mille étoiles d'or. Et la lune d'argent^ qui vient, mystérieuse, Épaudre sa pâleur sur le monde qui dort.

Taime avssi du matin la senteur embaumée, La rosée èmaillant Tarbuste de ses pleurs; Taime du doux zéphyr l'haleine parfujuée, Et roiseau s'éveillant dans les bos(ptcfs en tleurfc

Lorsque tombe — le soir (1) avec mélancolie. Que frissonne dans Tair un souf/le harmonieux , J'aime du rossignol la fraîche mélodie , Voix pure qu'on prendrait pour une voix des cieiii ;

J'aime un bel enfant blond, et sa mine éveillée, Et son regard — parfois (i) si mutin et si fou, Et ses propos naïfs , charme de la veillée , Et ses cbeveiu flottant ^ tout bouclés^ sur son CC)^.

Mais j'aime mieux encor les baisers d'une mère, Son sourire divin y son amour consolant; J'aime mieux les accents de la douve prière Qu'elle fait bégayer à son plus jeune enfant.

CORRlGé DD DEVOIB

J aime, après un beau jour, une nuit radieit>\. Et le ciel émaillé de raille étoiles d'or,

(1) Voir note (2), p:ige Mi.

iOee EXBRCICB

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