‹ Méthode lexicologique. ABC du style et de la composition; petits exercices pour amener insensiblement les élèves à rendre leurs pensées; synonymie des mots; propriété des mots;Chapitre 99 sur 101 · LES DEUX RATS · texte numérisé non relu

LES DEUX RATS

L'élève remplacera les tirets par les mots que réclament le sens et les règles de la versification.

Certain rat de campagne, en son — gîte, De certain rat de — eut un jour la visite; Ils étaient — amis : quel — de se voir I Le — du logis veut, selon son pouvoir,

— l'étranger; il vivait de ménage,

Mais — de bon cœur, comme on — au villa^ia. Il va — , au fond de son garde-manger, Da lard qu'il n'avait pas — de ronger, Des noix, des — secs; le citadin, à table,

— du bout des dents, — lout détestable : « Pouvez vous bien, dit-il, — tristement Dans un trou de campagne, — tout vivant ? Croyez-moi, laissez là cet — asile ;

Venez voir de quel air nous — à la ville :

Hélas I nous ne faisons que — ici- bas ;

Les rats, petits et grands, — tous au trépas ;

Ils — tout entiers, et leur pliilosophie

Doit être de — d'une si courte vie,

D'y chercher le •— . Qui s'en passe est bien fou :

L'autre, —, saute hors de son trou.

Vers la ville, à l'instant, ils — côte à côto ;

Ils — de nuit ; la muraille était haute ;

La porte était fermée ; — nos gens

Entrent sans être vus, sous le — se glissant'.

CORRIGÉ DU DEVOIR

Certain rat de campagne, en son modeste gtto, Dd certain rat de ville eut un jour la visite;

167» EXERGIGB

SUITE

L élève remplacera les mots en italique par des équivalents, de manière que le vers soit conservé.

Dans un brillant logis nos compagnons descendent ;

A la salle à manger aussitôt ils se rendent.

Sur un buffet ouvert, trente mets desservis

Du festin de la yeille étalaient les débris.

L'habitant de la ville , affable et plein de grâce ,

Fait entrer son ami , fait les honneurs , le place ;

Et puis, pour le servir, sur l'armoire trottant,

Présente chaque mets qu'il goûte au même instant.

Le rustique , ébloui de sa nouvelle aisance ,

Ne songeait qu'ô la joie et qu'à faire bombance,

Lorsqu'un grand bruit soudain glace d'effroi nos rats.

Ils étaient au buffet, ils s'élancent en bas;

Courent, transis de peur, tout autour de la salle;

Pas un trou!... De vingt chats une troupe infernale,

Par de longs miaulements augmente leur effroi.

« Oh ! oh ! ce n'est point là ce qri'il me faut i moi,

Dit le bon campagnard ; ma pauvre solitude

Me préserve du bruit et de l'inquiétude ;

Là je ne crains personne y et, si j'y mange pea.

J'y mange en paix au moins ; et j'y retourne. Adie^i* r

CORRIGÉ DU BBVOIR

Dans un riche logis nos voyageurs descendent; A la salle k msingei: prompte jnent ils se rendent.

FIM

PRBMrÉRB Partie t • . I

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