HUITIÈME LEÇON
Conception plus approfondie de la doctrine de l'être. — Tout ce qui découle de la manifestation de l'être est compris sous la dénomination générale de forme. — Dans la réalité, l'être est absolument in-
séparable de la forme , et l'existence de la forme est fondée sur la nécessité intime de l'essence divine. — Application de ce principe à l'une des parties de la forme, à l'infinité. — Application du même principe à la seconde partie de la forme , à la quintuplicité ou aux cinq modes de conception du monde. — Cette seconde partie de la forme donne un moi libre et indépendant comme point d'unité organique de toute la forme. — De l'essence de la liberté. — AfTect du moi pour son indépendance. — Cet afTect disparaît dès que par l'entier épuisement de la liberté sont anéantis les divers modes dans lesquels seuls la liberté est possible. — La présence ou l'absence de l'amour de soi-même engendre deux manières générales et entièrement opposées de considérer le monde.— De la première découle le penchant à la jouissance sensible qui est l'amour pour le moi déterminé d'une certaine manière par les objets, et, dans le point de vue de la conformité à la loi, l'amour pour la liberté purement formelle qui remplace l'amour pour une détermination objective de soi-même. — Caractéristique de l'amour d'où naît l'impératif catégorique. -'Par l'anéantissement de l'amour de notre moi, la volonté du moi se confond avec celle de Dieu. — De là résulte le troisième point de vue qui appartient à la moralité supérieure. — Du rapport de ce point de vue avec les circonstances extérieures. — De son opposition avec la superstition qu'engendrent les besoins sensibles. 240