Manière d^apprendre aux enfans à se bien confesser
n faut leur faire dire exactemoit
tout ce qui précède la confession :
namdu pèrt... Mon père, it-
nîssez-moL . . ; • Je me confesse a
ï)ieu Le meilleur est que le
confesseur dise à l'enfant , faites comme moi , et qu'il fasse le premier toutes ces actions.
Quand un enfant a déjà été à con-^ fesse , il faut lui demander s'il a accompli la pénitence qu'on lui a donnée à faire y puis lui dire : Dites vos pèches, mon fis, dites-les tous , £i le bon Dieu vous les pardonnera Hous. & faut ensuite l'écouter lorsqu'il s'explique lui-m^me» et se contenter de lui faire dire à chaque péché combien de fois cela lui est arrivé à peu près, par jour ^ par semaine , pa/ mois*
Si l'enfant est embarrassé , il faut loi dire : Voidez-vous que je voua aide? On doit l'eiaminer sur lea
commandemens de Dieu et de TE— jglise. Les saçez-vous ? et à raesure qu'il les récite : Ai^ez-vous manque défaire vos prières le soir ou le matin ? et quand il répond , oi//, lui faire dire à lui-même : Mon père , je m'accuse d'avoir manqué défaire mes prières tant de fois; et ainsi des autres commandemens. Il est nécessaire. aussi de lui faire répéter ainsi :
Mon pire, je m 'accuse... afin de Faccoutumer à s^accuser lui-même ; ce qu'il fera bientôt, si on lui fait répéter chaque accusation particulière.
Sa confession étant faite , il faut lui faire achever son Confiieor, eu le disant avec lui , s'il n'est pas ferme \ le bien dire seul ; puis le confesseur récite le Misereatur.
Il est à propos que le confesseur
fasse son exhortation par manière d'interrogation ; par exemple : Qui est-ce qui vous a créé , mon fus ?
C'est Dieu, Pourquoi vous a-l-il âréé? Après qu'il a répondu : « Vous » le voyez , mon fils , vous n'êtes » au monde que pour servir Dieu ; » avez-vous servi le bon Dieu quand » vous avez manqué de faire vos » prières ? avez-vous servi le bon » Dieu quand vous avez menti , » quand vous avez désobéi. •••?!»
Laissez-le répondre à chaque question ; ajoutez ensuite - « Cependant » ce n'est qu'en servant Dieu qu'on » obtient la vie éternelle ; au con- » traire , quand on ne le sert pas , » on va en enfer. Eh bien ! vous ne » voulez donc plus manquer à faire > vos prières? vous ne voulez donc
V jJos mentir. . . ? » Après cela , U faut lui donner une petite pénitence : trois fois les actes de foi , d'espérance et de charité , qu'on lui montre dans son catéchisme ; oi^ bien trois Pater ; on lui fait réciter un acte de contrition , en prenant bien garde s^il le dit bien , et on lui donne la béilédiction en récitant sur lui V Indulgentiam. ( Plusieurs rituels ont une bénédiction particulière pour les enfans qui ne sont pas encore en état de recevoir, l'absolution. )
2.® Le confesseur doit souvent instruire l'enfant sur les trois mystères de la sainte Trinité , de l'Incarnation et de la Rédem]!)tion , quand il a lieu de croire que l'enfant ne les sait pas.