ENCORE DES LIGNES
même du pied de la maison, mais lui ne descend pas ; il monte parce qu’il est situé en dessous de l’horizon. Continuons. Les lignes du chemin, au lieu d’aller au point de vue, s’allongent considérablement dans une direction plus rapprochée de la ligne horizontale et vont se rencontrer, fort loin à droite sur l’horizon, avec la ligne qui passe aux angles du toit, et avec celle du sommet de la cheminée. On voit le tournant du chemin, et les lignes, à partir de ce tournant, vont à un nouveau point de l’horizon ; l’arbre qui paraissait toucher la maison la première fois, en est cette fois passablement écarté. Enfin, les piquets de la petite barrière nous semblent bien plus espacés que précédemment. Et tous ces changements proviennent uniquement d’un petit mouvement que nous avons fait sur notre gauche, et qui, de face que nous étions, nous a placés obliquement. Aussi, voyez: tout devient oblique. Le point de vue n’a rien à faire, les lignes vont à droite et à gauche à des points de fuite acccidentels, les espaces qui étaient courts grandissent, ceux qui étaient grands rapetissent. La face de la maison qui nous regardait ne pouvait pas tenir entière dans le papier, elle y est maintenant à l’aise, et d’autres objets ont pu prendre place à sa gauche.
D’après nature c’est toujours à l’aide du fil à plomb placé verticalement ou horizontalement, et à l'aide de mesures prises de loin avec le crayon et comparées entre elles que vous parviendrez à reproduire l’apparence de cette position oblique tout comme pour la position de face.
Graphiquement, voici comment on s’y prend. Soit le carré ABCD oblique par rapport à la ligne TT ou ligne de terre et la projection du point de vue en V (fig. 27). Nous sommes ici en plan.
On joint perpendiculairement chacun des points ABCD à la ligne TT ; disons plus simplement qu’on projette ces points sur la ligne TT, cela revient au même.
Je trace une ligne d’horizon et une ligne de terre, (fig. 28)
et sur cette dernière je place les points c,a,Y,d,b dans l’ordre et avec l’écartement qu’ils présentent par la projection sur la ligne TT de la fig. 27. J’amène verticalement le point V sur l’horizon et je joins les autres points à ce point V sur l’horizon. En effet, les lignes cC aA bB dD — étant des perpendiculaires à l’horizon (fig. 27), c’est au point de vue qu’elles concourent (fig. 28) ; prenant ensuite la longueur cC je la place sur la ligne de terre à partir de c, en
F (fig. 28). J’ai formé ainsi un angle droit ccF dont les côtés sont égaux ; la ligne qui joindra l’extrémité de ces côtés sera donc une ligne à 45 degrés ou une diagonale de carré ; en conséquence, elle ira au point de distance ou point de diagonale (voir p. 39, fig. 24).
J’obtiens de la même façon les points a,b,d en portant successivement chacune des longueurs aAbBdD sur la ligne de terre à la gauche des points a,b,d et joignant les points LMN au point de distance (fig. 28). Je n’ai plus qu’à joindre