LA LUMIERE
Occupons-nous tout spécialement cette fois de la forme et de la direction des ombres.
11 est grand]matin,- le soleil s’élève à peine au-dessus de l’horizon (fig. 30). Tous les fonds sont noyés dans une brume bleuâtre qu’ont bien de la peine à dissiper les pre-
miers rayons du jour. Près de nous les moindres cailloux du chemin laissent une longue traînée d’ombre à leur suite et quant aux objets un peu élevés, les pieux, les arbres, les maisons, leur ombre est tellement prolongée que la plupart du temps on n’en voit pas l’extrémité.
Mais la matinée s’avance, le soleil monte, les ombres deviennent plus courtes et plus nettes. A midi elles sont aussi courtes que possible, puis elles s’allongent de nouveau graduellement mais dans l’autre sens A la fin du jour elles redeviennent, comme le matin, démesurées et très pâles jusqu’au moment où, le soleil descendant audessous de l’horizon, toute lumière s’éteint sur la terre et les ombres particulières se noient dans l’immensité de
Fig. 30,
l’ombre. Ce phénomène de la lumière est facile à expliquer graphiquement.
Voici une demi-circonférence (fig. 31), représentant la course apparente du soleil autour de la terre. A son lever
en A ses rayons frappent de face le pieu PS et, se prolongeant horizontalement, ne rencontrent pas la surface de terre. Arrivé en B le soleil envoie un rayon qui, rencontrant le sommet P du pieu, va toucher la terre au point O i
Fig. 32.
l’ombre se dessine en SO. Le soleil montant toujours, l’ombre n’a plus que la longueur SO, ; à midi au point D, il n’y a plus d’ombre du tout, du moins théoriquement, car dans nos climats le soleil n’est jamais directement au-