TRACÉ DES OMBRES
Soit S le point opposé du soleil et P sa projection sur l’horizon (fig. 34) : — par le pied des objets je mènerai des lignes au point P et par leurs sommets correspondants des lignes au point S : — la rencontre de ces lignes donnera les points d’ombre portée. Pour le puits, corps rond, je prends sur sa base une série de points pour chacun desquels j’élève une petite verticale jusqu’au bord supérieur. Je cherche l’ombre portée de chacun de ces points, et par ces points ainsi obtenus je fais passer une courbe qui est le tracé cherché de l’ombre portée. Voilà tout ce que nous dirons sur le tracé des ombres.
Ce petit cours ne comporte pas un plus long développement. Avec ces quelques notions l’élève sera suffisamment armé en face de la plupart des cas qui pourront se présenter, d’autant que le paysage proprement dit ne demande pas la rigueur mathématique indispensable dans des dessins d’architecture. Pour des arbres, pour des maisons rustiques, pour des haies dans les champs, on trace de façon rigoureuse quelques lignes qui servent de régulateurs. Mais il faut que le sentiment ait la plus grande part pour des formes d’ombres auxquelles l’irrégularité des contours du corps et l’inégalité de la surface sur laquelle l’ombre est projetée apportent les déformations les plus fantaisistes et les plus bizarres quelquefois.
Pour les élèves qui désireraient pousser plus avant l’étude d’ailleurs très intéressante du tracé mathématique des ombres, nous les renverrons, comme nous l’avons fait pour la perspective, aux ouvrages spéciaux.