SE SOUVENIR. — IMAGINER
rez plus qu’à mener des lignes par les saillies de votre composition qui portent ombres. Dans le troisième cas, si les ombres se dirigent vers le fond du tableau (fig. 48), vous prolongerez la trace delà principale jusqu’à l’horizon ; par le point qu’elle déterminera, vous tracerez une verticale en-dessous de l’horizon, puis vous mènerez la ligne du rayon prolongée jusqu’à cette verticale ; le point de rencontre sera le point de fuite de tous les rayons du tableau.
Il va sans dire que ces tracés géométriques devront être très sommaires, vous ne devez leur demander que quelques points précis pour éviter de vous égarer.
L’imagination, le goût, le sentiment, doivent toujours avoir le pas sur la précision mathématique dans une œuvre d’art, d’autant plus que vous avez toujours moyen de forcer le tracé géométrique à vous accorder ce dont vous avez besoin pour votre composition.
Si vous avez besoin d’une ombre plus allongée que celle que vous donne le tracé, supposez une légère inflexion du terrain, votre ombre va s’allonger, et du point A, où la placerait un terrain plat, vous pouvez l’amener au point B au moyen d’un terrain en pente (fig. 49).
Inversement vous pouvez la raccourcir en G en faisant soulever un peu votre terrain.