VI. AFFIRMATION
§ 96. ïtâ (§93) ainsi, |ces deux mots se prennent quelquefois , dans le ètiam, même, ) style familier, pour le français oui.
n;e, sânë, prôfecto (pro facto) , certes, assurément. quïdem , ëquïdem , à la vérité, sans doute. ûtïquë, certainement, dans tous les cas. pnesertim, pnecïpuë, principalement, surtout. nïinïrum (nilmirum),
scilïcët (scïre licet) , | sans doute, c'est-à-dire. vïdëlïcët (vidëre licet) ,
Aux adverbes d'affirmation se rattachent ,
1° En, eccë (voici, voilà), dont on se sert pour montrer les objets ou pour appeler l'attention de celui auquel on parle.
2° Plusieurs formules par lesquelles on prend en quelque sorte les dieux à témoin : herclë, hercule, mehercle, mehercule, hercules , mëhercûlës, mëdius fidius (par Hercule) ; ëcastôr et mëcastôr (par Castor) ; pôl, ëdëpol (par Pollux) .
Rem. 1. Le serment par Hercule était particulier aux hommes ; les femmes juraient par Castor, les deux sexes par Pollux; cependant on trouve plusieurs passages des auteurs où cette distinction n'est pas observée.
% Des six formes où entre le nom d'Hercule, hercule et mehercule sont celles queCicéron emploie le plus souvent. La plus complète paraît être meher ailes, que l'on explique ordinairement par ita me Hercules adjuvet (qu'ainsi Hercule me soit en aide)1. Dius (ou deus) Fidius est un des noms du même dieu, dont Fétymologie la plus probable , ou au moins la plus simple , est deus fïdei. Les Sabins l'appelaient Sancus, mot analogue à sandre (confirmer, sanctionner). Quant à me, de mëdius, l'usage l'a fait bref, ce qui en rend l'origine incertaine.