‹ Méthode pour étudier la langue latineChapitre 119 sur 260 · DANS LES TROIS LIVRES PRÉCÉDENTS · texte numérisé non relu

DANS LES TROIS LIVRES PRÉCÉDENTS

§ 106. Génitif singulier. 1. La terminaison œ du gén. sing. est une contraction de ai, forme ancienne que Virgile a encore employée dans les trois mots aulâi, aurai, pictâL

2. Ce même génitif a aussi une forme primitive en as, qui n'est restée en usage que dans le mot familia en composition avec pater, mater et filius : paterfamiliâs (le père de famille), matresfamiliâs (les mères de famille).

Génitif Pluriel. Les poètes terminent souvent en um au lieu d'ârum le gén. plur. des noms patronymiques et des composés de côlëre et gignëre : Dardânïdœ (les descendants de Dardanus) , Dardânïd-umy.-arum; cMïcôlœ (les habitants du ciel) , Terrïgënœ (les fils de la Terre), Cœlïcôl-um, lerrïgën-um. On trouve aussi, même en prose , drachmum et amphorum pour drachmarum et amphorarum ; cf. § 108, à la fin.

Datif et ablatif plur. Nous avons déjà remarqué , § 28 , les datifs féminins duâbûs et ambâbûs. On donne cette désinence abus aux mots deâ (déesse) et fîliâ (fille) , quand il est nécessaire de distinguer le féminin du masculin , et que la terminaison is ferait équivoque. Les grammairiens modernes attribuent également le datif en abus aux cinq mots anima, domina, famula, serva et socia, mais il ne s'en trouve aucun exemple. Il y a autorité pour les suivants , qui du reste ne sont pas à imiter : asinâbus, equabus, mulâbus, conservâbus, libertâbus, nâtâbus et quelques autres, que l'on trouve dans les inscriptions.

Noms tirés du grec.

§ 107. Parmi les noms empruntés au grec , les uns ont reçu à tous les cas la forme latine, comme poëtâ, poëtœ (le poëte) ; les autres ont conservé la forme grecque , comme ëpïtômë, ëpïtômès (l'abrégé) ;

cômët es, comète.

Mnê as, Ènèe.

comët ë,

ZEnë â,

comët œ ,

iEnë ae,

comët ae ,

iEnë ae,

comët en, -âm,

jEnë an , -âm,

comët ë, -â.

Mnë â.

enfin plusieurs suivent à la fois la déclinaison latine et la déclinaison grecque, comme mûsïcâ, œ, et musicê, es. Dans ces derniers, la forme latine était généralement préférée du temps de Gicéron et avant lui.

Les noms en e sont féminins , ceux en es et en as sont masculins \

S. N. ëpïtôm ë, abrégé.

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