V. epitom ë
G. epitom es,
D. epitom ae,
Acc. epitom en,
Abl. epitom ë.
Rem. 1. Le pluriel, quand il existe, se décline comme rosœ,-ârum.
2. Le datif singulier a toujours la forme latine œ. Le génitif a cette forme dans les masculins seulement.
3. L'accusatif en am des noms en as est plus usité dans la prose , celui en an dans la poésie.
h. Le vocatif des masculins se forme en retranchant s du nominatif; cependant ceux en es le font quelquefois en â bref : Or estes, Or esta; Atrïdës, Atrîdë et Atrldâ.
§ 108. Vocatif. La contraction d'ie en i3 prescrite au § 7 pour les noms propres en ius, ne s'étend pas à ceux cle ces noms qui sont proprement adjectifs; ainsi Dëlius (le dieu de Délos, Apollon) fait Délie; Plus, Pie. Elle ne s'applique pas non plus aux noms appellatifs autres que genius et filius; ainsi gladius (épée) , gladië; nuntius (messager) , nuntië.
Génitif singulier. Le génitif en ii des substantifs en ius et iwn se contractait primitivement en i : Virgilius, Virgili; ingenium, ingeni. La forme ii n'a prévalu que depuis les derniers temps d'Auguste. Quant aux adjectifs , ils n'en ont jamais eu d'autre : egrëgïus (distingué) , egregii.
Génitif pluriel. Les poètes font souvent le génitif pluriel en um au lieu d'ôrum dans les noms de peuple : Danâum, Argîvum, pour Danaôrum, Argivôrum ; quelquefois même dans les adjectifs : magnânïmum pour magnanimorum.
La prose étend cette licence , 1° aux noms de monnaies , de mesures et de nombres, comme nummum, sestertium, dënârium, môdium, stâdium, duum, pour nummorum, etc.; 2° aux mots deum p. deorum, lîbërum (des enfants) p. liber orum, socium (des alliés) pour sociorum , et à quelques autres indiquant des professions ou des emplois publics, comme fabrwn p. fabrorum, duumvirwn, triumvirum, decemvirmn, p. daumvirorum 3 etc.
•J. Cf. Mélli. grecq. §§ 15 et 16.
Noms tirés du grec.
§ 109. 1. Beaucoup de noms tirés du grec ont reçu à tous les cas la forme latine : Homèrus, Alexandër, theâtrum. Plusieurs , à côté des terminaisons latines, ont conservé les désinences grecques du nominatif et de l'accusatif os et on : barbïtôs etb/trbitus (un luth), Voc. barbitë, G. barbiti, D. Abl. barbitô, Ace. barbitôn et barbitum; Dèlôs etDëlus, Àcc. Dëlôn et Dèlum (Pile de Délos) ; Iliôn et Ilium (Troie ou Ilion) , et autres semblables.
2. Quelques noms propres suivent en latin comme en grec la déclinaison attique1; par ex. : Androgeos (Androgée, n. d'hom.) et Athos (le mont Athos).
N. V. Andrôgëôs, G. Androgeô, D. Abl. Androgeô, Acc. Androgeôn, Androgeô. Athôs, Athô, AthÔ, Athôn, Athô.
n„ A-* n ,„„: ( G. Andrôgëï, Acc. 3e décl. Androgeônâ. On dit aussi ^ /* Athônem, AM. Athônë.
3. Les noms propres en eus, comme Orpheùs, Thëseùs, Promëtheùs, Perseùs, Idomencùs2, qui sont en grec de la troisième déclinaison , passent dans la seconde en latin. Cependant au vocatif ils ont la forme grecque , et peuvent , surtout en poésie , la conserver aux autres cas.
N. Orpheûs , V. Orpheû , G. Orphëi , D. Orphëô , Acc. Orphëum , Abl. -ëô.
Orphëôs , Orpheï , Orphëâ.
Rem. Quand le nom Perseùs désigne Persée, roi de Macédoine, Tite-Live le décline comme Orpheùs, Cicéron comme comëtês.
N. Perses , V. Perse , G. et D. Persae , Acc. Persën , Persam , Abl. Perse , -sa.
§ 110. Accusatif singulier. Aux noms qui ont l'accusatif singulier en un (§ 17, IV) , il faut ajouter certains noms de fleuves, comme Tïbëris (le Tibre) , Lïgër (la Loire) , Athësis (l'Adige) , Arâr et Arâris (la Saône), Albis (l'Elbe), etc. Scaldis (l'Escaut) MtScaldim et Scaldem ; Lïris fait Lirim, Lirin et Lirem.
Ablatif singulier. 1. Ces mêmes noms de fleuves ont l'ablatif en i. Cependant on dit aussi avec e 3 Arare et Scalde, à cause de Arar et Scaldem.
2. Les noms de ville en ë, comme Bibractë (l'ancien nom d'Autun), Arëlâtë (Arles), Prœnestë (Préneste), font l'ablatif en ë : Bibractë, etc. Il est vrai que les deux derniers font aussi au nominatif Arëlâs et Prœnestïs.
3. Nous avons vu, § 25, que tout adjectif parisyllabique fait l'ablatif en i et non autrement. Il en est de même des noms de mois , vérita-
1. Cf. Méth. grecq. §§ 18 et 179. — 2. Eus en une seule syllabe, et non eus. Cf. Méth, grecq. § 24. ■
bles adjectifs avec lesquels on sous-entend mensis; ainsi l'on dit aprilis (avril) , aprîli; octôber (octobre) , octobri.
Il en est de même aussi des noms qui , primitivement adjectifs , sont devenus substantifs sans perdre entièrement leur premier caractère , comme annâlis (un livre d'annales), âquâlis (une aiguière), affïnis (un parent par alliance), œquâlis (un contemporain), familiâris (un ami), sôdâlis (un camarade), bïpennis (une hache à deux tranchants), cânâlis (un canal), trïrëmis (une galère à trois rangs de rames). Si quelquefois on trouve l'ablatif en e dans ces noms et autres semblables , la terminaison i n'en est pas moins la plus régulière. Exceptez œdîlis (édile) , qui est devenu tout à fait substantif et fait mieux œdîle, et patruëlis (cousin germain) , qui fait également bien patrueli et patruele.
h. Tout adjectif élevé à la qualité de nom propre , qu'il soit parisyllabique ou non, a l'ablatif en ë; ainsi Juvenâlis, Martiâlis, Félix, Clëmens, Celer, Simplex , font exclusivement Jiwenalë, Martiale, Felîce, etc. Les exceptions à cette règle sont très-rares.
5. Les noms de peuple suivent la règle des adjectifs. Les parisyllabiques , comme Tarquiniensis (habitant de Tarquinies) , ont ordinairement l'ablatif en i. On trouve pourtant des exemples où ce cas est en e : Tarquiniense, Athëniense, Vëliense.
Les imparisyllabiques, comme Arpînâs, âtis (habitant d'Arpinum), Quïrïs, îtis (Romain), Samnîs, îtis (Samnite) , Tiburs, Tiburtis (habitant deTibur), Vëiens, ends (de Veïes), le font régulièrement en e ou en i. On préfère e quand ils sont employés substantivement.
§ 111. Génitif pluriel. 1. Ces mêmes noms de peuple ont le génitif pluriel en ium : Tarquiniensium, Arpinatium, Quiritium, Samnîtium, Tiburtium, Veientium.
2. Il faut y joindre nostràs (qui est de notre pays), nostrâtium, (§ 36-4), et les deux pluriels optimales (les grands), Pënâtes (les dieux domestiques), optimatium, Penatium.
3. Cependant les poètes élident souvent la voyelle «de ces génitifs, et disent Qtciritum, Tiburtum, Penatum. On trouve même en prose, optimàtum , Arpinâtum , selon la règle des substantifs.
h. Pârens (le père ou la mère), primitivement adjectif, fait beaucoup plus souvent pârentum que pârentium. On dit aussi sâpientum, rëcentum, pour sâpientium, rëcentium, et les poètes étendent cette syncope à la plupart des participes en ans et en ens.
5. Ambages, f. (les détours), qui n'a au sing. queFabl. ambâgë, fait au gén. pluriel ambagum. Nous citerons encore, pour qu'on les connaisse et non pour qu'on les emploie, cœdum, clâdum, mensum, sëdum, de cœdës (meurtre), clâdës (désastre), mensis (mois), sëdës (siège).
6. Le mot aies (oiseau) , reçoit dans les poètes un accroissement au génitif pluriel : alïtûum pour alïtum.
7. Les noms en tas, tâtis, comme civitas, font régulièrement ce génitif en um. Cependant on trouve beaucoup d'exemples de cîvïtâtium, et quelques-uns de œtâtium, vôluptatium, nëcessitatium , et autres semblables.
Fraus etpâlûs font quelquefois fraudium etpaludium, mais-wm est plus usité.
8. Quelques noms de fêtes, comme Bacchanâlia , Saturnâlia, et plusieurs autres noms, particulièrement ancîlia (les boucliers sacrés), vectîgâlia (les impôts), outre le génitif régulier Bacchancd-ium, etc., en admettent un en ôrum, Bacchanal-iôrum , vectigal-iôrum , ancil-iôrum. Mais la forme ium est la plus usitée.
Accusatif pluriel. Primitivement l'ace, pi. se terminait en eis et par contraction ïs, et cette forme était usitée même au siècle d'Auguste dans les substantifs et les adjectifs dont le génitif pluriel est en ium ; ainsi , urbîs, gentïs, omnïs, pour urbes, gentes, omnes. Peu à peu la forme en es l'a totalement remplacée.
Noms irréguliers.
§ 112. 1. N. V. Jûpïter, le dieu Jupiter. G. Jôv is, D. Jôv i, Ace. Jôv em, Abl. Jôv e.
Rem. Le nominatif est composé de pater, et du radical Jov contracté. On dit aussi Diespiter (le père du jour).
2. S. N. V. Ace. ïtër, chemin. G. ïtïnër is, D. itiner i, Abl. itinere. PL. ïtïnër a , itiner um , itiner ibus.
3. Jëcur, jecôris, le foie, fait aussi jecinor is, jocinor is, jocineris.
Cicéron employait de préférence la forme jecoris.
U. Sûpellex, f. mobilier, supellectïl is, -i, -em, -ë ou ï.
On indiquait autrefois pour pluriel supellectilia, -ium, -ibus, mais sans en donner d'exemples. On trouve au contraire supellectiles dans Ammien. Du reste, sûpellex, étant un nom collectif, ne s'emploie bien qu'au singulier. t
5. S. vis, f. la force. Ace. vim, Abl. vi. Pas de génitif ni de datif. PL. vïr es, vïr ium, vïr ïbus. Cf. § 126 , fin.
6. S. IV. V. bôs, bœuf ou vache, G. bôv is, D. bôvi, Ace. bôv em, Abl. bôv e.
PL. N. V. Ace. bôv es, G. bô um, D. Abl. bô bus (quelquefois bû bus).
Rem. Il est facile de reconnaître dans bos, bobus et bubus , la contraction de bou, qui se trouve dans le génitif bovis. Au génitif pluriel, la lettre v est retranchée à cause de Vu de la terminaison.
Noms tirés du grec.
§ 113. 1. Les noms grecs, reçus en latin, y prennent généralement la déclinaison latine, et sont ou imparisyllabiques, comme :
attagën, -ënis, m. un francolin; tyrannïs, -ïdis, f. la tyrannie;
splën, splën is, m. la rate; Ajax, Ajâc is, Ajax;
hëpâr, hëpâtis, n. le foie ; Atlas, Atlant is, Atlas;
drâco, dracôn is, m. un dragon; Xënôphon, -ontis, Xénophon;
ou parisyllabiques 1 avec l'accusatif en im , comme :
pôës ïs, f. la poésie , G. poes is, D. Abl. poes i, Ace. poes im. bas ïs , f. la base, bas is , bas i , bas im.
Nëâpôlïs , f. Naples, Neapolis, Neapoli, Neapol im.
2. Beaucoup cependant, à côté des formes latines, admettent une ou plusieurs des formes grecques suivantes, surtout en poésie :
Imparisyllabiques : G. os , Ace. sing. â , Ace. pi. as. Parisyllabiques: ëos, ïn.
iEnëïs, f. l'Enéide, iEnëïdôs, ^Enëïd a. âër, m. l'air, âër ïs , âër â.
nethër, m. l'éther, aethër is , œthër â.
Hector (n. d'homme) , Hector is, Hector â. Pan , le dieu Pan, Pan os , Pan â.
hërôs, un héros, hërô is, hërô â. Pi. N. hërôës , Ace. hërôas.
Arcâs, Arcadien, Arcâd os, Arcâd â. Arcades, Arcâdâs
poësis, f. la poésie, poës ëôs (rare) ,poës in. mâthesis,f. la science, mathesëôs(^.),mathes in.
Rem. Quelques imparisyllabiques ont l'accusatif en â et en n :
Thëtïs (fille de Nérée), Thëtïdos, Thëtïda et Thëtïn. ïëthys (femme de l'Océan), Tëth'yôs, Tëthyâ et Tëthyn.
D'autres sont à la fois parisyllabiques et imparisyllabiques :
Adôn ïs, -is, -im ou -in, = Adon ïs, -ïdïs, -ïdem ow-ïdâ. Osïr ïs, -is, -im ou -in, = Osïr ïs, -ïdïs, -ïdem. Sërâp ïs, -is, -im ou -in, = Sërâp ïs, -ïdïs, -ïdem.
§ 114. Les noms propres en es sont parisyllabiques, et se déclinent à la manière latine.
Sôcrâtës, Socrate, Socratis, Socrati, Socratem, Socratë. Hercules, Hercule, Herculïs, Herculï, Herculem, Hercule.
Déclinez de même : Archimêdes, Aristotëles, Dcmosthënes, Euripides, Neocles, Pericles, Sophocles, Themistocles , Mithridates, Tiridates, Phraates , Vologeses, et beaucoup d'autres.
1. En grec, la troisième déclinaison n'a que des imparisyllabiques; cf. Métli. gr. § 19 et suiv. Poesis a son modèle au § 23. — 2. Même Méth. § 27 , à la fin.
Rem. 1. Outre le génitif en is, forme régulièrement et généralement usitée, ces noms reçoivent, particulièrement dans Cicéron, un génitif en i : Archimedi ', Aristoteli, Demostheni, etc.
Quelques-uns ont un accusatif en en, comme s'ils étaient delà première déclinaison, sans cesser pour cela d'avoir l'accus. en em, selon la troisième : Mithridatên, Tiridatên, Vologesën, Phraatën.
2. Achilles et Ulysses, qui d'ailleurs se déclinent régulièrement, ont de plus un génitif en ei, eos, et un accusatif en ea, comme si le nominatif était en eus :
Achill ëï (cï, ï) , -ëôs, -ôà. Ulyss ëï (eï, ï) , -ëôs, -ëâ.
3. Certains noms propres en es, comme Chrêmes, Thaïes, Fhilolachcs, sont parisyllabiques et imparisyllabiques à tous les cas :
Chrëm is, Chremi, Ghrem em, -en.
Chrem es ^ chrëm .^ ^ -{i ^ tem ^ .^
l\. Les noms patronymiques masculins en âdês, ïdès, iâdès , sont de la première déclinaison et ont le génitif en œ : Priamid es, œ (fils dePriam); Thestiad es, œ (fils de Thestius). Les féminins en ïs, eîs, ïâs sont de la troisième et font au génitif idis, eidis , iadis : Nêreis, Ner eidis (fille de Nérée) ; Thespias, Thespiadis (fille de Thespius)1.
§ 115. Les noms propres féminins en oiong, comme Dido2, Calypso, Echo, lo, Ino, Manto, Sappho, font le génitif en ûs pour ôôs, et l'accusatif en à pour ôâ :
N. V. Dïdo, G. Dïdûs, D. AU. Dïdô, Ace. Dîdô.
On voit que tous les cas sont en o, excepté le génitif. Il existait aussi une forme latine, Dido, Didonis, i, em, e, dont Tacite s'est servi. Quintilien blâme Calypsonem.
§ 116. Quelques neutres en os bref, pluriel e long pour ea, ne sont usités qu'aux trois cas semblables :
cëtôs, un cétacc, PL cëtë.
ëpôs , chant épique , ëpê.
mëlôs, chant lyrique, mëlê.
Argôs, la ville dArgos.
Rem. 1. Cetos a aussi la forme latine, ce tus s ceti, m., d'où le datif pluriel cetis. — Outre le singulier neutre Argos, on dit dans le même sens Argi, Argorum.
2. On peut rattacher à la classe précédente les trois neutres suiv. :
iY. V. Ace. Tempe (p. Tempea) , la vallée de Tempe (sans singulier), chaos, le chaos, D. Abl. chaô (sans pluriel). pëlâgûs, la mer, G. pelagi, D. Abl. pelago3.
Nota. On remarquera , dans ces deux derniers , le mélange de la deuxième et de la troisième déclinaison.
i. Cf. Méth. gr. § 193, III. — 2. Cf. AiSw, Ai8ôoç-oûç, Méth. gr. § 27. — S. On trouve dans Lucrèce le plur. neutre pelage. Cf. Méth. gr. § 22.
§ 117. Les neutres en ma, G. matis, empruntent leur datif pluriel à la seconde déclinaison, et le font en ïs beaucoup plus souvent qu'en ibus.
SlNG. N.V. Ace. poëmâ, poème. PL. poëmâtâ, G. poemât ïs , poemât um ,
D. poemât ï, poemât ïs (ïbus),
Abl. poemât ë. poemât ïs (ïbus).
Déclinez ainsi : œnigma (énigme) , diadëma (diadème), epigramma (épigramme), emblèma (placage), tôreuma (ciselure), diplôma (patente), etc.