‹ Méthode pour étudier la langue latineChapitre 122 sur 260 · Gr. Lat. H · texte numérisé non relu

Gr. Lat. H

2. Domozn datif et domu à l'ablatif sont des archaïsmes. Domuum et domorum sont également usités ; domos l'est beaucoup plus que domùs.

II. Plusieurs noms d'arbres , savoir : cornus (cornouiller) , cupr essus (cyprès), fagus (hêtre), ficus (figuier), laurus (laurier), myrtus (myrte), pinus (pin), spinus (prunier sauvage) , qui suivent ordinairement la seconde déclinaison , prennent aussi , chez les poètes si • tout, quelques formes de la quatrième, mais seulement celles qui s , terminent en û et en ùs, comme laurû (abî. sing. ) , laurûs (gén. sing. , nomin. et ace. plur.).

Ajoutez côlûs, coli, f. (quenouille), qui, à côté des formes régulières , a aussi colû et colùs. Ce mot ne se rencontre pas au génitif pluriel.

Génitif singulier. La cinquième déclinaison a, comme la première, trois formes différentes au génitif singulier :

lre dècl. familiâ-s, terrâ-ï, terra?. 5medécl. dië-s, dië-ï, dië.

Les formes usitées sont terrœ et diei; les autres sont archaïques. Diës s'est conservé dans Dies-piter; on trouve dans les meilleurs auteurs, die, acie, fide, pour diei, aciei , fidei. Les anciens disaient même dii, pernicii, progenii, en contractant ei en i3 au lieu de le contracter en e.

Datif singulier. Il existe quelques exemples de fidë pour fidëi, au datif.

Rem. Les autres cas de la cinquième déclinaison ne répondent pas moins exactement à ceux de la première.

Ace. rosa-m. Abl. rosâ. G. pi. rosâ-rum. D. Abl. deâ-bus. Ace. rosâ-s. die-m. dië. dië-ruin. dië-bus. dië-s.

Au nominatif même, la comparaison de mater iês et mater iâ, comètes et cometâ, prouve assez que Y a bref n'est que le reste d'une forme plus complète , et que le nominatif a perdu la consonne s qui le caractérise. Comme tout indique que, dans l'origine, le nominatif pluriel («pour ai) avait aussi une s, il est évident que la cinquième déclinaison est une variété de la première. Or, nous avons vu que, de son côté , la quatrième est identique avec la troisième ; il est donc certain que le latin n'a réellement , comme le grec , que trois déclinaisons1.

1. Ces trois déclinaisons pourraient, dans Tune et dans l'autre langue, se ramener à l'unité; mais ce n'est pas ici le lieu de traiter cette question. Quant à l'existence de Y s au nominatif plur., Nonius, ix, 11, cite un exemple qui la constate: Lœtitias insperatas modo mihi irrepsere in sinum. Indépendamment de ce fait , beaucoup de raisons d'analogie la mettraient au besoin hors de doute.

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