‹ Méthode pour étudier la langue latineChapitre 173 sur 260 · I. Annibal peto pacem · texte numérisé non relu

I. Annibal peto pacem

1. Le substantif formant apposition (§ 198) se rapporte quelquefois à un sujet sous-entendu de la première ou de la seconde personne : Annibal peto pacem, T. Liv. [ego Anni-rbal) . — Hoc tibijuventus romana indicimus bellum, T. Liv. [nos juventus romana), Ce tour, fort élégant en latin, doit être rendu en français par un équivalent : « C'est Annibal qui demande la paix. — Yoilà la guerre que je te déclare au nom de la jeunesse romaine. »

2. L'apposition peut également se rapporter à l'attribut compris dans le verbe : Ego non eadem volo senex, quœ puer volui, Sén. (je ne veux pas les mêmes choses étant vieux, que j'ai voulues étant enfant.) — C, Junius œdem Salutis, quant consul voverat, dictator dedicavit, T. Liv. (G. Junius dédia, comme dictateur, le temple de Salus, qu'il avait voué comme consul).

Rem. Il résulte de l'exemple précédent que le mot comme peut se retrancher en latin lorsqu'il signifie en qualité de. Mais s'il marque une comparaison, il se traduit par ut, velut, tanquam, quasi : Cicero ea cecinit, ut votes, G. Nép. (Gicéron a prédit ces événements comme un homme inspiré, comme aurait fait un homme inspiré).

Il en est de même quand ce mot annonce un motif : Auri argentique usum, velut omnium scelerum materiam, sustulit Lycurgus, Just. (Lycurgue défendit l'usage de Foret de l'argent, comme la source de tous les crimes) . Velut annonce le motif qui fait agir Lycurgue; ôtez velut en latin, et en français comme , l'apposition n'exprimera plus que l'opinion de l'écrivain : Il défendit l'usage de l'or et de l'argent, source de tous les crimes.

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