‹ Méthode pour étudier la langue latineChapitre 208 sur 260 · Cf. Méth. gr · texte numérisé non relu

Cf. Méth. gr

Rem. 1. De ces locutions, quelquefois très-élégantes, on ne doit imiter que celles dont on connaît des exemples.

% Mais il est peu de verbes intransitifs qui ne puissent régir à l'accusatif hoc , ïllud, pauca> multa, et les autres déterminatifs universels (§37). Ces accusatifs déterminent le complément renfermé dans le verbe et représenté par le radical : unum hoc doleo (je n'ai qu'un regret) ; unum omnes student (tous ont un seul désir) ; eadem fere peccat (il commet à peu près les mêmes fautes).

3. Les poètes étendent cet usage à un grand nombre d'adjectifs neutres : dulce loquens (parlant un doux langage) ; torva tuens (lançant des regards farouches).

§ 359. 1. De même qu'on peut dire dolere acrem dolorem, Plaut. (ressentir une vive douleur) , on dit aussi par analogie , casum, sortent > vicem alicujus dolere (plaindre le malheur, le sort, la condition de quelqu'un) ; filii mortem lugere, mœrere , lacrimari (pleurer la mort d'un fils) 4.

L'accusatif qui se joint à ces verbes est nécessairement un nom de chose; avec flere et rider e , l'accusatif peut être un nom de personne; Flebunt Germanicum etiam ignoti^ Tac. (les inconnus même pleureront Germanicus). Toutefois les composés transitifs deflere, deridere, sont plus usités en ce sens.

2. On peut rattacher à cette classe horrere aliquid ( avoir horreur d'une chose, la redouter), différent de abhorrere ab aliquâ re (avoir de l'éloignement pour une chose, y répugner) : Ingrati animi crimen horreo, Cic. (je redoute l'accusation d'ingratitude).— Id abhorret a meis moribus, Cic. (cela répugne à mon caractère).

3. Queri (se plaindre de) prend également bien l'accusatif et l'ablatif avec de : Queror injuriant oxade injuria.

ACCUSATIF AVEC LES VERBES PASSIFS. § 360. I. Exuvias indutus.

On trouve, surtout chez les poètes, l'accusatif de la chose régi par un verbe passif : Exuvias indutus Achillis, Virg. (revêtu des dépouilles d'Achille).

Si l'on considère indutus comme l'équivalent de qui induerat

1. Quoique toutes ces expressions soient fort bonnes à imiter, la règle la plus générale n'en est pas moins de dire dolere aliquâ re, § 327.

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