EMPLOI DES CAS AVEC LES INTERJECTIONS
§ 389. Les interjections ne font point partie de la proposition; elles ne régissent donc rien et ne sont régies par rien. Cependant on les joint par ellipse à différents cas des noms;
1. Au génitif, en poésie seulement : O mihi nuntii beatil Catull. (ô l'heureuse nouvelle pour moi!) proprement : je me félicite à cause de cette heureuse nouvelle.
2° Au datif : Hei mihi! (malheureux que je suis !) Vas victis! ( malheur aux vaincus ! )
3° A l'accusatif : O fallacem hominum spem! Cic. ( ô trompeuses espérances des hommes!) Heu me miserum! et sans l'interjection, me miserum! (que je suis malheureux!) Suppléez dico s experior , ou sentio2.
Elles se joignent aussi au nominatif, avec ellipse du verbe être : H eu vatum ignarœ mentes! Virg. ; et au vocatif sans ellipse : Heu miser ande puer! Virg.
Rem. Les deux adverbes en, ecce (§ 96, 1°), qui ont quelque rapport avec les interjections , se joignent en général au nominatif : En ego vester Ascanius, Virg. (c'est moi , c'est votre Ascagne); s. adsum. — Ecce autem nova turba atque rixa3 Cic. (mais voici un nouveau bruit , une autre querelle ) ; s. oritur.
On les trouve rarement avec l'accusatif, si ce n'est en poésie : En qualtuor aras; ecce duas tibi, Daphni, Virg., s. vides ou adspice; cf. § 145, 4.