II. }fmg-ëreH
finxi (finc-si)
/mitt-ëre11,
mï-si.
Vclaud-ëre12,
clausi.
(consûl-ëre15,
consul-ùi.
[V. col-ëre14,
côl-ûi.
vrâp-ëre (io) *5,
râp-ûi.
Le radical, finissant par u ou étant long, reste invariable, et la désinence se place à côté.
La voyelle du radical est allongée.
Elle est allongée et transformée.
ÎLe parfait perd la nasale du présent dans les verbes où elle n'est qu'un simple renforcement du radical.
Le radical est redoublé comme en grec , avec ou sans transformation de la voyelle.
La désinence i est précédée d'une s , qui change le b du radical en p , se combine avec c et g, et fait disparaître t et d. La nasale du présent se conserve toujours devant si (xi).
La désinence i est précédée d'un u 3 et la terminaison entière est ûi3 comme dans pot-ûi**.
Résumé. I. Terminaison i; radical quelquefois invariable, quelquefois allongé. IL Terminaison i; radical redoublé. III. Terminaison si. IV. Terminaison ui.
* Dans les classes élémentaires, on ne fera pas réciter les §§ 57, 58 et 59 ; on y prendra seulement des verbes à conjuguer.
1. Délier. — 2. Tourner. — 3. Vaincre. ■*— 4. Rompre. — 5. Courir. — 6. Tomber. — 7. Toucher. — 8. Ecrire. — 9. Conduire. — 10. Façonner. — 11. Envoyer. — 12. Fermer. — 13. Consulter. — 14. Cultiver. — 15. Ravir.
** La terminaison si est empruntée au premier radical du verbe substantif (sum) ; ùi représente, comme Aampot-ui, le second radical du même verbe (fui). Les parfaits en si sont formés à la manière des aoristes grecs, dont la désinence croc est aussi tirée du verbe Etfn (Etre). Cf. Méth. grecque, §§ 64 et 245.
50 VERBES ATTRIBUTIFS.
Telles sont les quatre formations du parfait dans les verbes en ëre (bref) . Les conjugaisons en ëre (long) , are, ire, ont adopté la dernière , qu'elles appliquent de la manière suivante.
Deuxième Conjugaison.
La conjugaison en ère (long) perd la formative e, et joint ni au radical primitif : mon-ëre, mon-ûi; doc-ère (enseigner), doc-ùi.
Si Ve, au lieu d'être une simple formative , fait partie du radical même, comme dans flë-o, flè-re (pleurer) , il se conserve , et Vu deui se trouvant entre deux voyelles, se change en v : flë-re, flë-vi (§ 1).
Première et Quatrième Conjugaison.
Les conjugaisons en are et en ire gardent leurs voyelles à et i, et Vu de ui se change en v comme dans le cas précédent : am-âre, am-âvi; aud-ïre, aud-ivi. Telle est la formation régulière des parfaits de la première et de la quatrième conjugaison.
Mélange des Conjugaisons.
Cependant quelques verbes de la première perdent la formative a, et font le parfait comme ceux de la seconde : dôm-âre (dompter) , dom-ûi.
Un assez grand nombre de verbes de la seconde le font comme ceux de la troisième : vïd-ère (voir) , vtd-i; mord-ère (mordre) , mômord-i; ard-ère (être enflammé) , ar-si; aug-ëre (augmenter) , auxi ( = auc-si).
Quelques verbes de la troisième le font comme ceux de la quatrième : pêt-ére (demander) , pèt-îvi.
Réciproquement plusieurs verbes de la quatrième le font comme ceux de la troisième : vën-ire (venir), vèn-i; senUire (sentir, comprendre) , sen-si; apër-ire (ouvrir) , apër-ûi.
SUPIN.
§ 58. Supin en tum. Tout supin régulier se termine en tum, et cette syllabe se joint au radical de trois manières différentes ;
1° Immédiatement, avec les changements de consonne indiqués par les règles orthographiques, et quelquefois avec suppression de la nasale du présent :
PARF
PARF
si.
PARF.
ùi.
INFINITIF
/lëg-ëre,
\ câp-ëre (io) ,
' ^rump-ëre,
/ vinc-ëre ,
\tang-ere,
(scrïb-ëre,
J dûc-ëre ,
\fing-ëre,
consûl-ëre,
côl-ëre ,
râp-ëre (io) ,
dôc-ëre,
âpër-ïre,
PARFAIT
lëg-i , cëp-i, rûp-i , vïc-i , tëtïg-i, scrip-si , duxi (=csi), ûnxi,
consûl-ûi , côl-ûi , râp-ûi , dôc-ûi, àpër-ûi ,
SUPIN.
lec-tum.
cap-tum.
rup-tum.
vic-tum.
tac-tum.
scrip-tum.
duc-tum.
fic-tum.
consul-tuin.
cul-tum.
rap-tura.
doc-tum.
aper-tum.
Le t du supin change les douces b, g,enp, c, \ qui sont les fortes cor- ; respondantes : leg-ére, I lec - tum ; scrib - ère , \ scrip-tum.
2° Par le moyen de la voyelle de liaison ï bref :
(dôm-âre, dôm-ùi, dôm-ïtuin. lre conjugaison.
ui.
(môn-ëre, môn-ûi, inôn-ïtum.
3° Par le moyen des formatives a et i9 qui sont toujours longues au supin comme au parfait :
am-âre , aud-ïre,
ain-âvi , aud-ïvi ,
am-âtum.
aud-ïtum.
conjugaison.
Cette formation est celle de tous les verbes réguliers de la première et de la quatrième conjugaison. Elle s'applique également à ceux de la seconde où Ye fait partie du radical, et à ceux de la troisième dont le parfait est en ivi :
flë-re , pët-ëre,
flë-o, pët-o,
flë-vi , pët-ïvi ,
flë-tuni.
pët-ïtum.
I Ceux de la troisième dont le radical finit par u, comme minuere. | font le supin en ûtum (û long) :
minû-ëre, ininû-i, min-ûtum.
Il en est de même de ceux dont le radical finit par v précédé I de 17 :
solv-ëre (délier), solv-i , sôl-ûtum. ) volv-ëre (rouler), volv-i, vôl-ûtum. ) v
devant t redevient voyelle.
Résumé. 1° La plupart des parfaits en i précédé de p, c, g, en | psi, en xi, et un certain nombre de ceux en ûi, forment le supin en tum, sans voyelle de liaison.
58 VERBES ATTRIBUTIFS.
2° D'autres, également en ûi, le forment avec la voyelle de liaison ï bref. Si Vu appartient au radical comme dans minû-i, ou si le parfait est en vi précédé d'une consonne, le supin prend û long*.
3° Ceux enâvij, êvi, ïvi, le font en àtam, ëtum, itum. On doit rapporter à la même analogie nô-vi (je connais), parfait de noscëre (apprendre à connaître) , qui fait nô-tum.
Les cinq voyelles longues peuvent donc entrer dans la formation des supins :
am-âtum , flë-lum , aud-ïtum , nô-tum , min-ûtum. -
§ 59. Supin en sum. 1. Les verbes de la deuxième et de la troisième conjugaison qui ont le parfait en i seul , précédé de d, t, l, r, et ceux qui l'ont en si précédé d'une voyelle ou de /,, n, r, s, font le supin en sum, désinence qui n'est qu'une transformation euphonique de tum.
PARF.
PARF.
si.
INFINITIF
/vïd-ëre, ( mord-ëre, \ accend-êre * < câd-ëre, vert-ëre, pell-ëre 2 , Vcurr-ëre , mulc-ëre 3 , mân-ëre\ ard-ëre , jûb-ëre5, claud-ëre, mitt-ëre ,
PARFAIT
vïd-i , mômord-i , aceend-i , cëcï-di , vert-i , pëpûl-i , cûcurr-i, mul-si , man-si, ar-si, jus-si , clau-si, mï-si ,
SUPIN.
jus-sum.
clau-sum.
mis-sum.
Nous avons déjà remarqué que les dentales t, cl, disparaissent devant s. Les gutturales tombent également lorsqu'ell es sont entre l ou r et s : mid-c-ëre , v mul-si, mul-sum. Le b du radical s'assimile avec s I dans jub-ëre, jus-si, jus- ^ sum. Même assimilation , dans mis-sum, de la dentale qui avait disparu dans
Ajoutez :flect-ëre6, flexi (=csi), flexum (=csum),
et de plus fixum, fluxum, pexum, plexum, § 171.
Exceptez
indulg-ëre7 torqu-ëre8, pâr-ëre (io) gër-ëre10, ûr-ëre11,
indul-si, tor-si , pëpër-i , ges-si, us-si,
indul-tum.
tor-tum.
par-tum.
ges-tum.
us-tum.
Les gutturales tombent ! devant t comme devant s, après l ou r : tor-qu-êre, tor- ' si, tor-tum ; indul-g-êre, in- \dul-si, indul-tum.
* Cela vient de ce que minû-i est pour minûv-i, comme audï-i est pour audïv-i, par une syncope du v dont il sera question, % 148, 4.
i . Allumer. — 2. Pousser. — 3. Caresser. — 4. Rester. — 5. Ordonner. — 6. Fléchir. — 7. Etre indulgent, — 8. Tordre, tourner. — 9. Enfanter. — 10. Porter, faire. — 1 i . Brûler.
2. Parmi les verbes de la quatrième conjugaison qui ont le parfait en si, le suivant prend également sum :
sent-ïre, sen-si, sen-sum.
A cette exception près , tous les verbes en ire qui n'ont pas le parfait en ivi, font le supin en tum, sans voyelle de liaison.
3. Telles sont les règles les plus générales des parfaits et des supins. Celles qui concernent le passage du parfait au supin n'auraient besoin , pour être complètes, que d'un petit nombre d'additions. Quant à la manière dont le parfait se tire du présent, elle offre une foule d'anomalies dont chacune peut s'expliquer séparément, mais qui ne peuvent être ramenées sous une loi commune. L'usage fera connaître ces formations diverses ; nous donnerons d'ailleurs , § 151 et suiv., le tableau de toutes celles qui pourraient offrir quelque difficulté , en nous bornant aux verbes employés par les auteurs classiques. Nous y comprendrons la plupart de ceux qui manquent de parfait ou de supin , ou de ces deux formes à la fois.