‹ Méthode pour étudier la langue latineChapitre 86 sur 260 · PASSIF · texte numérisé non relu

PASSIF

amo,

amô-r,

lego,

legô-r,

amâba-m ,

amâbâ-r,

legëba-m ,

legêbâ-r,

amâbo ,

amâbô-r.

lega-m ,

legâ-r.

amamu-s ,

amâmû-r,

legïmû-s,

legïmû-r,

amâbâmû-s,

amâbâmû-r,

legëbâmû-s ,

legëbâmû-r

amâbïmû-s ,

amâbïmû-r.

legëmû-s,

legëmû-r.

3. Toute troisième personne, dans les deux nombres, est terminée par ûr, que l'on ajoute au t final de l'actif:

Sing. amât, amât-ûr. I legït, legït-ûr. I audit, audït-ûr. PL. amant, amant-ûr. | legunt, legunt-ûr. | audiunt, audiunt-ûr.

On remarquera que, dans legïtur, /reste bref, parce que dans legït il est bref par nature. Dans les trois autres conjugaisons, a9 e, i, qui ne sont brefs à l'actif qu'à cause du t final, redeviennent longs dès que le t se trouve entre deux voyelles : amàtur, monêtur, audîtur.

4. La seconde personne du singulier se forme en changeant s de l'actif en rïs. Si la voyelle qui précède est longue , elle se conserve ; si c'est un ï bref (ce qui a lieu à l'indicatif présent de la troisième conjugaison et au futur des deux premières) , cet ï devient ë :

Act. prés. amS-s,

monë-s ,

legï-s1,

audï-s,

Pass. — amâ-rïs.

monë-rïs.

Icge-rïs.

audï-rïs.

Act. fut. amâbï-s,

monëbï-s ,

legë-s ,

audië-s ,

Pass. — amâbë-rïs.

monêbë-rïs.

lcgë-rïs.

audië-rïs.

Cette seconde personne a une autre forme en rë, dont on trouve peu d'exemples à l'indicatif présent, mais qui est fort usitée aux autres temps :

amabâ-re, amabë-re, amë-re, amarê-re.

La forme en re du présent, amâ-re, sert pour l'impératif.

5. La seconde personne du pluriel se forme en changeant lis de l'actif en mini:

Act. amâ-tis, monë-tis, legï-tis, audï-tis,

Pass. amâ-mini. monë-mini. legï-mini. audl-mini2.

6. Les désinences personnelles du passif, comparées à celles de l'actif, sont donc les suivantes :

SINGULIER

PLURIEL

lr«

lrep.

Tj).

Actif.

mus.

tïs.

nt.

Passif.

rïs.

tûr.

mûr.

mïnï.

ntûr.

4. Lcg-ïs est à leg-cris exactement comme cin-ïs est a cin-ëris (§ 14) ; il y a transformation de Vï bref en c bref, et de l'a entre deux voyelles en r. C'est donc à cause de sa position que Vs de l'actif devient r au passif : amas, amâ-r-is ; audï-s, audî-r-is.

2. Amàmini, qui ressemble si fort au grec tijaw^cvoi, paraît être le nominatif pluriel d'un participe tombé en désuétude, avec lequel on sous-entendait estis. Amabamini et les autres sont formés sur l'analogie iYamamini.

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